Le pétrole chute de plus 5% avec l'espoir renouvelé au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole tombent mardi avec l'accalmie des hostilités au Moyen-Orient qui se poursuit, Washington affirmant vouloir redonner une chance à la diplomatie.Donald Trump a jugé lundi que les discussions avec Téhéran avaient "de bonnes chances" d'aboutir. "En ce moment, ils nous parlent de conclure un accord", a déclaré le président américain sans fournir davantage de détail.
Vers 16H15 GMT (18H15 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre perdait 5,53% à 83,47 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, cédait 5,25% à 78,27 dollars.
"L'ampleur de la baisse des prix est probablement exagérée et motivée uniquement par l'espoir" d'une trêve et d'un retour à la normale sur le marché pétrolier, souligne néanmoins Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.
La reprise des flux de pétrole en provenance de la mer Noire exercerait également une certaine pression à la baisse sur le marché.
"Les chargements de pétrole reprennent à la fois via l'oléoduc entre la mer Caspienne et la mer Noire (le CPC) et au terminal de Sheskharis en Russie", expliquent les analystes d'ING, alors que ces derniers étaient interrompus en raison "d'attaques répétées de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes".
De mauvaises conditions météorologiques en mer Noire auraient également joué un rôle, selon eux.
Mais "pour que ce mouvement à la baisse se maintienne, il faudra observer un redressement des flux" de pétrole traversant le détroit d'Ormuz, précisent-ils.
Ce passage maritime stratégique, dont l'Iran souhaite avoir le contrôle, demeure l'un des principaux points de tension entre Téhéran et Washington, et le trafic y a chuté ces derniers temps "jusqu'à retrouver des niveaux qui avaient été observés au début du conflit" quand le détroit était quasiment paralysé, selon la société de données maritimes Lloyd's List Intelligence.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s'est entretenu séparément au téléphone avec ses homologues omanais Badr al-Busaidi et saoudien Fayçal ben Farhane au sujet du détroit d'Ormuz, a d'ailleurs rapporté mardi la télévision d'État.








