Le baril de pétrole WTI tombe sous 80 dollars
Londres: Les cours du pétrole chutent mardi, avec le WTI, baril américain de référence, passant même sous les 80 dollars, avec l'accalmie des hostilités au Moyen-Orient qui se poursuit et Donald Trump qui a jugé lundi que les discussions avec Téhéran avaient "de bonnes chances" d'aboutir."En ce moment, ils nous parlent de conclure un accord", a déclaré le président américain sans fournir davantage de détail.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt lundi que Téhéran n'était à "l'heure actuelle" engagé "dans aucune négociation avec les Etats-Unis".
Mais le marché semble optimiste sur la reprise des discussions, et vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre perdait 3,07% à 85,65 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, cédait 2,58% à 80,48 dollars, après avoir brièvement chuté à 79,80 dollars dans la séance.
Sur nos graphiques, nous affichons actuellement le prix du contrat à terme sur le Brent à échéance octobre 2026. Il s’agit donc d’un prix correspondant à une livraison future et non du prix spotPrix spot Le prix spot du Brent correspond au prix du pétrole Brent pour une livraison quasi immédiate, c’est-à-dire au prix au comptant du baril physique. Il se distingue du contrat à terme sur le Brent, qui reflète le prix anticipé pour une livraison à une échéance future déterminée..
À l’approche de l’expiration d’un contrat (souvent en fin de mois), les plateformes et les fournisseurs de données basculent progressivement vers l’échéance suivante. Ce changement de contrat peut entraîner un écart de plusieurs dollars entre deux affichages, notamment lorsque la courbe des prix varie fortement d’une échéance à l’autre. Ces différences peuvent être particulièrement marquées en période de tensions autour du détroit d’Ormuz, les échéances les plus proches réagissant généralement davantage aux risques immédiats pesant sur l’approvisionnement.
La reprise des flux de pétrole en provenance de la mer Noire exercerait également une certaine pression à la baisse sur le marché.
"Les chargements de pétrole reprennent à la fois via l'oléoduc entre la mer Caspienne et la mer Noire (le CPC) et au terminal de Sheskharis en Russie", expliquent les analystes d'ING, alors que ces derniers étaient interrompus en raison "d'attaques répétées de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes". De mauvaises conditions météorologiques en mer Noire auraient également joué un rôle, selon eux.
Mais "pour que ce mouvement à la baisse se maintienne, il faudra observer un redressement des flux" de pétrole traversant le détroit d'Ormuz, précisent les analystes d'ING.
Ce passage maritime stratégique demeure l'un des principaux points de tension entre Téhéran et Washington, et le trafic y "a chuté jusqu'à des niveaux observés au début du conflit" quand le détroit était quasiment paralysé, selon la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.
Contre la volonté des Etats-Unis, l'Iran insiste pour conserver le contrôle du détroit et veut en faire payer le passage, tout en maintenant Oman associé à cette gestion en tant que deuxième État riverain.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s'est entretenu séparément au téléphone avec ses homologues omanais Badr al-Busaidi et saoudien Fayçal ben Farhane au sujet du détroit d'Ormuz, a d'ailleurs rapporté mardi la télévision d'État.









