Ryad accuse des milices pro-iraniennes après des drones visant son pétrole
Ryad: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs appareils au cours des dernières heures, selon le ministère de la Défense.Les drones visaient des installations pétrolières situées dans le royaume, d’après la même source.
Dans son communiqué, le ministère affirme que "Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran". Ryad a demandé à Bagdad de "prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression".
L’incident survient après une accalmie observée depuis le début de la journée de samedi dans les hostilités entre les États-Unis et l’Iran, après treize jours d’affrontements. Les groupes armés pro-iraniens implantés en Irak n’ont revendiqué aucune attaque régionale depuis la reprise de ces affrontements entre Washington et Téhéran au début du mois.
L’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe avaient déjà attribué à ces groupes des vagues d’attaques contre leur territoire lors de la précédente phase du conflit. Le ministère saoudien n’a pas précisé, dans les éléments communiqués lundi, l’étendue des dommages éventuels ni les sites visés.
La vulnérabilité des routes et installations pétrolières saoudiennes est suivie de près en raison du poids du royaume dans l’offre mondiale. Selon l’EIA américaine en juin 2026, l’Arabie saoudite disposait en 2025 d’une capacité effective de production de 11,6 millions de barils par jour et d’un oléoduc Est-Ouest de 7 millions de barils par jour vers Yanbu, dont 5 millions de barils par jour mobilisables pour l’exportation.
Le nouvel épisode intervient aussi alors que les rebelles houthis du Yémen, également soutenus par l’Iran, ont revendiqué lundi des attaques de drones contre des infrastructures pétrolières saoudiennes. Ces revendications ajoutent une pression supplémentaire sur les accès maritimes du royaume, premier exportateur mondial de brut.
Ryad et les Houthis ont échangé des frappes ces derniers jours. Les rebelles yéménites avaient annoncé le 20 juillet leur intention de bloquer, en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, le trafic des navires liés à l’Arabie saoudite.
Ces tensions se superposent aux perturbations régionales autour du détroit d'Ormuz, passage majeur des flux pétroliers mondiaux. Selon l’EIA américaine, 20,9 millions de barils par jour de pétrole brut, condensats et produits pétroliers y ont transité au premier semestre 2025, soit environ 20 % de la consommation mondiale de liquides pétroliers.










