Le pétrole chute avec l'accalmie des frappes au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole sont en forte baisse lundi, le Moyen-Orient sortant d'une troisième nuit consécutive sans frappes entre l'Iran et les Etats-Unis, et Donald Trump laissant "de la place" pour des pourparlers selon son ambassadeur à l'ONU.Aucun bombardement américain n'a été signalé en Iran depuis vendredi soir, marquant une pause dans les hostilités après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.
"Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations", a commenté le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia.
Cette accalmie rassure les marchés sur la possibilité d'une solution diplomatique. Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre, dégringolait de 8,52%, à 88,53 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, tombait de 7,32%, à 82,77 dollars.
Cependant, "cela n'a pas encore entraîné de reprise significative du trafic de navires passant par le détroit d'Ormuz", ont souligné les analystes d'ING.
Ce passage maritime, dont Téhéran cherche le contrôle depuis le début de la guerre, reste au coeur des tensions avec Washington.
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a d'ailleurs empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz, après qu'ils avaient tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.
Et sur le nouveau front de la guerre, opposant l'Arabie saoudite aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, les hostilités se sont intensifiées. Les Houthis ont notamment visé samedi des sites pétroliers.
L'Iran a aussi mis en garde l'Ukraine des conséquences "imprévisibles" après l'attaque, ce week-end, d'un de ses navires en mer Caspienne, attribuée à Kiev.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait indiqué samedi que Kiev avait mené des frappes de longue portée en mer Caspienne contre des navires transportant du matériel militaire impliquant l'Iran, soulignant la dimension de plus en plus internationale de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
Ainsi, même si l'accalmie entre les Etats-Unis et l'Iran est "sans aucun doute bienvenue" au vu des tensions encore existantes, "on ne pourrait reprocher à personne de conclure que toute trêve, cessez-le-feu ou armistice pourrait s'avérer illusoire", a noté Tamas Varga, analyste chez PVM.





