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Téhéran agite la riposte après de nouvelles frappes autour d’Ormuz

Pétrole en IranTéhéran: L’ayatollah Mojtaba Khamenei s’est exprimé dans un message écrit daté de vendredi et rendu public samedi, sa première prise de position depuis les obsèques de son père et prédécesseur, Ali Khamenei.

Ces funérailles, commencées six jours plus tôt, se sont achevées jeudi par son inhumation.

« Je dis à notre guide martyr que nous jurons de venger son sang pur et celui de tous les martyrs de ces deux guerres, versé par des assassins criminels et déshonorants », a écrit le guide suprême iranien, désigné en mars et absent de la scène publique depuis. Il a ajouté : « Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit s’accomplir, inévitablement. »

Mojtaba Khamenei a aussi affirmé que « ces criminels, dont les noms figurent sur une liste, emporteront dans leur tombe le souhait d’une mort paisible dans leur lit ». Vendredi, le président américain Donald Trump avait accusé l’Iran de préparer son assassinat et repris un registre militaire, en assurant que des ordres avaient déjà été transmis à l’armée américaine.

Sur Truth Social, Donald Trump a écrit que les forces américaines étaient « prêtes, disposées et capables, pendant une période d’un an, susceptible d’être prolongée, de décimer et de détruire complètement toutes les régions d’Iran ». Il a aussi affirmé que « 1.000 missiles sont prêts à tirer et pointés vers la République islamique d’Iran », avec « des milliers d’autres » disponibles.

Les États-Unis ont mené des frappes contre l’Iran pendant deux nuits à partir de mardi, après avoir imputé à Téhéran des attaques visant trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Les échanges militaires ont depuis cessé, selon les éléments communiqués.

Le ministère iranien de la Santé fait état de 17 morts et 115 blessés en Iran. Washington affirme avoir ciblé des installations militaires, tandis que Téhéran accuse les États-Unis d’avoir également frappé des infrastructures civiles pour entraver les déplacements vers les obsèques d’Ali Khamenei.

Les sanctions visant le pétrole iranien, suspendues dans le cadre du protocole d’accord du 17 juin, ont été réactivées. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi y voit une « violation » du cessez-le-feu.

L’Iran a, de son côté, frappé plusieurs voisins du Golfe : le Koweït, où au moins une personne a été blessée, ainsi que Bahreïn et le Qatar. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a prévenu que Téhéran répondrait « à toute attaque » contre ses infrastructures, y compris par des actions visant Israël.

Le détroit d’Ormuz concentre l’enjeu énergétique du bras de fer. L’Iran l’avait bloqué après l’offensive israélo-américaine, dans cette zone située entre les eaux iraniennes et omanaises, par laquelle transitait avant la guerre environ un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 20 millions de barils par jour de pétrole brut et de produits pétroliers ont transité par Ormuz en moyenne en 2025. L’AIE estime aussi que près de 15 millions de barils par jour de brut y sont passés la même année, soit près de 34 % du commerce mondial de brut.

Téhéran n’autorise désormais qu’un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, et refuse un retour aux conditions d’avant-guerre, lorsque le passage était gratuit. Cette position se heurte au principe de liberté de navigation « sans entrave » prévu par le droit de la mer.

D’après les médias américains Axios et Politico, Washington a indiqué à Téhéran qu’il lui donnait jusqu’à samedi pour s’engager publiquement à ne plus attaquer de navires à Ormuz. La demande américaine vise directement le transit maritime dans le principal goulet d’étranglement énergétique du Golfe.

Une délégation du Qatar, pays médiateur, est arrivée vendredi en Iran, selon un média local. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a déclaré sur X avoir demandé au président iranien Massoud Pezeshkian de préserver une paix « durement gagnée ».

Donald Trump a accepté de poursuivre les discussions, tout en affirmant que le cessez-le-feu était « terminé ». Téhéran soutient au contraire avoir respecté ses engagements du 17 juin, Abbas Araghchi écrivant samedi sur X que l’Iran avait « tenu parole ».

Une source proche des négociateurs iraniens a déclaré à l’agence Fars qu’« aucune négociation n’aura lieu tant que la partie américaine n’aura pas revu ses positions ». Cette source a notamment cité « la question du transit par le détroit selon les modalités souhaitées par l’Iran ».

Abbas Araghchi doit aborder ce dossier avec le ministre omanais des Affaires étrangères Badr al-Busaidi, qui l’a reçu samedi à Mascate. Oman demeure l’autre État riverain du détroit, aux côtés de l’Iran, dans les discussions sur les conditions de navigation.

(c) AFP

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    Cette baisse des prix du pétrole intervenait alors que les exportations de brut du Moyen-Orient continuaient de se redresser: les flux de pétrole non iranien via le détroit d’Ormuz ont atteint environ 13,5 millions de barils par jour entre le 22 et le 28 septembre, soit un retour aux niveaux d’avant-guerre. La situation restait néanmoins fragile: l’Iran revendique toujours le contrôle du passage, le trafic maritime global demeure très inférieur à son niveau d’avant le conflit et trois navires ont encore été attaqués mardi dans le détroit d’Ormuz.

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