Le pétrole progresse après le regain de tensions entre Washington et Téhéran
Londres: Les cours du pétrole montent lundi après la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran ce week-end, mais de manière relativement calme car les deux pays ont accepté de suspendre mutuellement leurs attaques et de poursuivre leurs pourparlers."Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz et autour, a expliqué dimanche soir dans un mail à l'AFP un responsable américain.
Malgré le protocole d'accord signé le 17 juin, les deux pays ont échangé des frappes ces derniers jours en s'accusant mutuellement de violer leur cessez-le-feu, avec le contrôle d'Ormuz au coeur des tensions.
Vers 09H35 GMT (11H35 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en août, prenait 1,28% à 72,91 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,76% à 70,45 dollars.
Pour le marché pétrolier, l'enjeu principal est de savoir si les pays du Golfe pourront de nouveau exporter leurs barils à travers le détroit d'Ormuz dont l'Iran a orchestré la quasi-paralysie pendant la guerre pour faire pression sur les Etats-Unis.
L'Iran et Oman, les deux pays côtiers du détroit d'Ormuz, ont confronté leurs points de vue, pour la première fois depuis la signature de l'accord entre Téhéran et Washington, sur la gestion future du détroit d'Ormuz, a rapporté lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.
L'Iran veut pouvoir contrôler la navigation dans le détroit, et réfléchit à l'imposition de "droits de redevance" qui n'existaient pas avant la guerre, ce à quoi s'opposent les Etats-Unis.
Dans l'ensemble, on se dirige vers "une normalisation plutôt lente du trafic dans le détroit d'Ormuz, et le boom initial du volume de pétrole ayant transité par le détroit au cours des deux dernières semaines est peut?être déjà en train de s'atténuer", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Le prix du gaz européen monte également. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,23%, à 42,10 euros le mégawattheure.
Si le cours du pétrole évolue désormais à des niveaux comparables à ceux d'avant la guerre, le gaz européen reste plus haut d'environ 10 euros, à cause de "faibles stocks de gaz de l'UE" et aussi à cause de la récente vague de chaleur en Europe qui "soutient généralement le marché en augmentant la demande de gaz", explique M. Rasmussen.





