Le pétrole baisse à des niveaux comparables à ceux d'avant la guerre au Moyen-Orient
Londres: OrientLondres (awp/afp) - Les cours du pétrole baissent encore, retombant à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le marché prévoyant une offre très importante par rapport à la demande.
Vers 09H50 GMT (11H50 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en août, perd 1,49% à 72,64 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombe de 1,21% à 69,49 dollars.
"Les navires transitent désormais par le détroit d'Ormuz avec leurs signaux satellites allumés", ce qui symbolise un retour progressif à la normale, estime Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
L'agence maritime de l'ONU a par ailleurs commencé son plan d'évacuation des navires et des marins qui étaient coincés dans le Golfe à cause de la guerre au Moyen-Orient. Mercredi, son secrétaire général a affiché un objectif d'une sortie de 50 navires par jour via ce plan.
Et d'autres navires transitent également dans le détroit.
Après avoir longtemps été bloqués, on se retrouve désormais "avec une grande quantité de pétrole qui arrive soudainement sur le marché", estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Certains redémarrages de puits de pétrole pourraient mettre du temps dans les pays du Golfe mais leurs cuves sont pleines après des mois de blocage et d'importants volumes d'or noir sont prêts à partir.
Dans le même temps, les flux provenant des réserves stratégiques continuent d'arriver et la demande chinoise demeure plus faible qu'avant la guerre, ce qui contribue à la baisse rapide des cours.
Il faudra cependant reconstituer les stocks mondiaux de pétrole dans lesquels les pays ont puisé durant la guerre, et les contrats pour le mois de septembre sont d'ailleurs légèrement plus chers que ceux pour le mois d'août.
C'est "un signe de surabondance" immédiate de l'offre qui devrait ensuite se normaliser une fois le flux d'or noir exporté revenu à un rythme stable, suggère M. Rasmussen.
Mais la tendance à long terme redevient baissière, car "le marché pétrolier basculera dans un excédent d'offre significatif en 2027 si la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) revient à son niveau d'avant-guerre", estiment les analystes de DNB Carnegie.








