Rubio avertit que la mise en place de péages à Ormuz pourrait "se propager"
Téhéran: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a réitéré jeudi le refus de Washington d'une mise en place de péages dans le détroit d'Ormuz, en affirmant qu'elle pourrait engendrer un "chaos total"."Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn).
Le chef de la diplomatie américaine, qui effectue sa première tournée régionale depuis la signature entre les Etats-Unis et l'Iran d'un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré que les Etats-Unis souhaitaient un accord de paix, mais pas "à n'importe quel prix".
"Même si nous voulons un accord, nous ne voulons pas d'un accord à n'importe quel prix", a-t-il dit devant ses pairs des pays du Golfe.
"Nous voulons un accord qui soit bon, nous voulons un accord qui soit réel, nous voulons un accord qui soit vérifiable, et nous voulons un accord qui soit respecté", a poursuivi M. Rubio.
Le chef de la diplomatie américaine qui s'est rendu aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn - pays fortement touchés par les attaques de l'Iran en représailles aux frappes américano-israéliennes - a également donné l'assurance que les intérêts des pays du Golfe seraient pris en compte.
"Nous voulons nous assurer qu'aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région du Golfe", a affirmé M. Rubio.
Son homologue de Bahrein, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, a lui mis en avant les "incertitudes" qui affectent ces pays du Golfe.
Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.









