Léger rebond du pétrole dans un marché prudent
Cours de clôture: Les prix du pétrole ont terminé en petite hausse mercredi, les opérateurs se montrant prudents avant la signature prévue du protocole d'accord par Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.Après presque quatre mois de blocage à cause du conflit, le détroit d'Ormuz, artère commerciale cruciale pour le transport d'hydrocarbures, devrait rouvrir vendredi, jour de la signature du texte.
"Cet accord permettra d'instaurer une paix fragile jusqu'à la fin de l'année", estime Gregory Brew, d'Eurasia Group. «Mais les obstacles à sa mise en oeuvre restent importants."
L'analyste mentionne notamment "les tensions persistantes entre l'Iran et Israël" qui risquent de "mettre à l'épreuve" l'entente entre Washington et Téhéran.
L'Iran a répété plusieurs fois que l'accord devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah, allié de Téhéran.
Or, des frappes aériennes israéliennes ont ciblé mercredi le sud du Liban, notamment la région de Nabatiyé.
Une certaine nervosité se reflète donc dans les prix: le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en août, a gagné mercredi 0,75%, à 79,55 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a progressé de 0,97% à 76,79 dollars.
Les cours n'avaient pourtant fait que chuter depuis l'annonce de l'entente, après leur flambée des derniers mois.
En outre, "la réouverture du détroit (d'Ormuz) devrait prendre du temps, compte tenu des efforts nécessaires pour déminer la zone et rétablir la sécurité" de passage, note l'analyste Gregory Brew.
Selon la plateforme de suivi maritime Kpler, le trafic maritime dans le détroit reste pour le moment aussi limité qu'avant l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.
En parallèle, les prix de l'or noir ont aussi été soutenus par le dernier rapport de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), qui a montré une nouvelle chute marquée des réserves de brut aux Etats-Unis.
Les stocks commerciaux ont diminué d'environ 8,3 millions de barils la semaine passée, plus du double de ce qui était attendu par les analystes.
Et la réserve stratégique (SPR) est au plus bas depuis 1983.
"Nous commençons à nous inquiéter de l'état général des volumes disponibles", explique à l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.
Dans son rapport mensuel également publié mercredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) confirme que le conflit fait fondre les réserves mondiales "à un rythme record". L'organisme a cependant révisé à la baisse la demande mondiale de pétrole pour 2026.







