Le pétrole stable, à nouveau tendu par les frappes israéliennes au Liban
Londres: Les cours du pétrole font du surplace mercredi, après des tirs israéliens au Liban faisant craindre une réplique de l'Iran, malgré la réouverture du détroit d'Ormuz annoncée pour vendredi par Téhéran et Washington.Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). Or l'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah, allié de Téhéran.
"Cette nouvelle a ravivé les craintes que l'accord de paix ne se déroule pas sans accroc, Israël faisant courir le risque de le faire capoter", indique Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote, interrogée par l'AFP.
"Le scénario de base reste celui d'un accord et de la réouverture du détroit d'ici la fin de la semaine. Toutefois, si le délai s'allonge, nous pourrions observer une légère correction à la hausse", commente l'analyste.
Par ailleurs, le marché "anticipait déjà une amélioration de la situation au Moyen-Orient, les prix du pétrole étant en baisse depuis la semaine dernière", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.
Vers 09H40 GMT (11H40 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en août, grappillait 0,10%, à 79,04 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, lâchait tout juste 0,03% à 76,03 dollars.
La veille, le BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole., référence mondiale du brut, était passé sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis mars, dans la perspective d'une réouverture du détroit d'Ormuz.
Trois pétroliers de la National Iranian Tanker Company (NITC), chargés au total de 4,8 millions de barils de pétrole brut, ont franchi le périmètre du blocus naval iranien, rapporte mercredi le site de suivi maritime TankerTrackers.
Les prix du brut ont également été plombés mardi par un article du Wall Street Journal, selon lequel Washington autoriserait Téhéran à reprendre immédiatement la vente de pétrole et de carburants dans le cadre de l'accord.
"Le scénario le plus probable est une réouverture progressive, plutôt qu'immédiate, du détroit d'Ormuz", et "les armateurs, assureurs et autorités navales considèrent cet accord comme un point de départ politique plutôt que comme un feu vert opérationnel", explique cependant à l'AFP Rahul Sharan, de la firme d'analyse maritime Drewry.
Dans son dernier rapport mensuel publié mercredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a par ailleurs de nouveau révisé à la baisse la demande mondiale de pétrole pour 2026, soulignant l'impact "considérable" de la guerre au Moyen-Orient sur le marché, qui fait cependant fondre les réserves.








