Bourses asiatiques en baisse et pétrole en hausse avec la reprise des attaques
Hong Kong: Les marchés asiatiques ont reculé jeudi, dans la foulée d'un nouveau repli des valeurs de la tech mercredi à Wall Street et d'une accélération de l'inflation aux Etats-Unis, tandis que les cours du pétrole ont continué leur hausse, l'Iran ayant promis de prendre pour cible tous les navires s'aventurant dans le détroit d'Ormuz après de nouveaux bombardements américains.Vers 05h10 (heure suisse) jeudi, l'indice vedette Nikkei de la Bourse de Tokyo lâchait 1,46% à 63'239,52 points.
A la Bourse de Séoul, l'indice Kospi perdait 1,30% à 7.630,42 points.
A Taipei, l'indice Taiex abandonnait à la même heure 1,91%.
L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong décrochait de 1,48%. La troisième place financière mondiale était lestée par les géants du e-commerce Alibaba (-4,93%), JD.com (-2,76%) ou encore du conglomérat chinois Tencent (-1,37%).
L'indice composite de la Bourse de Shanghai reculait de 0,64% et celui de Shenzhen de 1,42%.
Wall Street, où l'on observe des prises de bénéfices dans le secteur technologique depuis la fin de la semaine dernière, a terminé la veille sur un net repli: l'indice Nasdaq a perdu 1,98%, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 1,62%, et le Dow Jones s'est replié de 1,87%.
Mercredi, le géant des puces Nvidia a par exemple perdu 3,73% à 200,42 dollars.
Dans son sillage, d'autres grands noms du secteur des semi-conducteurs ont terminé dans le rouge mercredi, à l'image de Qualcomm (-6,92%), Broadcom (-5,12%), AMD (-4,86%) ou encore Intel (-0,82%).
Cette volatilité survient à l'approche de la cotation record de SpaceX, le 12 juin, à 75 milliards de dollars.
L'entreprise OpenAI, à l'origine de ChatGPT, a elle aussi déposé son projet d'introduction en Bourse, une semaine après une annonce similaire d'Anthropic, son rival dans la course à l'IA.
Les investisseurs ont néanmoins repris un peu de confiance après la publication mercredi de chiffres sur l'inflation américaine en mai (à 4,2% sur un an, contre 3,8% en avril), globalement conformes aux attentes, bien qu'elle ait atteint son plus haut niveau en trois ans.
Cette hausse s'explique notamment par la flambée du pétrole, avec la guerre au Moyen-Orient.
L'attention se tourne désormais vers la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), les 17 et 18 juin prochains: la première de son nouveau président, Kevin Warsh, dont la nomination a été proposée par Donald Trump.
"Dans l'ensemble, (le rapport sur l'inflation) n'a pas été aussi mauvais qu'il aurait pu l'être et l'inflation sous-jacente s'est avérée un peu plus faible que prévu, de sorte que le marché y voit un signe positif", souligne Neil Wilson, de Saxo.
"Cela pourrait stabiliser les attentes pour un petit moment, mais je pense toujours que la Fed s'oriente plus rapidement vers une hausse des taux qu'elle ne l'aurait fait auparavant ou que les marchés ne le pensent", affirme-t-il.
Selon lui, "le temps presse et même si les chiffres auraient pu être plus alarmants, un indice des prix à la consommation global supérieur à 4% face à un marché du travail particulièrement solide mérite clairement toute l'attention de la Fed".
Une pression qui s'ajoute à celle de Donald Trump, qui réclame lui des baisses de taux.
Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran.
Les frappes, qui selon l'armée américaine ont visé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays", ont été déclenchées après que Donald Trump a accusé Téhéran de tergiverser dans les négociations pour arrêter la guerre au Moyen-Orient.
Téhéran a en retour averti que ses forces prendraient pour cible tout navire tentant de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial du pétrole et du gaz naturel liquéfié.
Les cours du pétrole poursuivaient leur hausse jeudi, tout en restant sous la barre des 100 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate prenait 1,70% à 91,56 dollars, tandis que le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole., référence internationale, gagnait 1,41% à 94,41 dollars vers 05h10.








