Le pétrole rebondit face aux doutes sur un accord USA-Iran
Cours de clôture: Les prix du pétrole ont terminé en nette hausse lundi, les opérateurs craignant une suspension des négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, alors que les réserves stratégiques de brut s'amenuisent."Le marché attend un accord depuis plusieurs semaines, en vain", commente auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Donald Trump a assuré que "les discussions continuaient à un rythme rapide avec la République islamique d'Iran", dans un message publié lundi sur son réseau Truth Social.
L'affirmation du président américain contredit l'annonce de l'agence de presse iranienne Tasnim, selon laquelle Téhéran a rompu le dialogue indirect avec Washington, notamment à cause de l'offensive israélienne au Liban.
Pour le marché pétrolier qui avait l'espoir d'un accord imminent entre Téhéran et Washington en fin de semaine dernière, cette perspective semble s'éloigner, et avec elle celle d'un retour à la normale des exportations d'hydrocarbures du Golfe par le détroit d'Ormuz.
Près d'un cinquième du pétrole mondial transite en temps normal par ce goulet d'étranglement, contrôlé par Téhéran depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février.
En conséquence, le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en août, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a gagné 4,24% à 94,98 dollars.
Il a bondi jusqu'à 97,79 dollars en séance.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a progressé de 5,49% à 92,16 dollars, après avoir touché un plus haut à 94,78 dollars.
Autre point d'inquiétude: "le marché craint que nous soyons engagés dans une course contre la montre, alors que les réserves stratégiques de pétrole et les stocks commerciaux continuent de s'épuiser, dans l'attente d'être reconstitués avec la réouverture du détroit d'Ormuz", note M. Lipow.
Mi-mai, l'agence internationale de l'énergie (AIE) avait déjà sonné l'alarme face à une fonte "record" des réserves pétrolières à mesure que la guerre au Moyen-Orient s'enlise.
Les mesures de déblocage des réserves stratégiques annoncées par différents pays aident à amortir le choc mais les stocks "ne peuvent pas durer éternellement", abonde Phil Flynn, de The Price Futures Group.
Le marché pétrolier pourrait entrer dans une "zone rouge", avec une pénurie d'offre en "juillet ou en août", en l'absence d'issue durable au conflit, avait alerté le 21 mai le directeur exécutif de l'AIE , Fatih Birol.









