Le pétrole baisse avec l'espoir d'un accord imminent entre les Etats-Unis et l'Iran
Londres: Les cours du pétrole continuent de baisser vendredi en attendant de nouveaux développements diplomatiques sur un possible accord entre les Etats-Unis et l'Iran, après des informations selon lesquelles un cadre qui permettrait la réouverture du stratégique détroit d'Ormuz avait été établi.Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juillet, dont c'est le dernier jour de cotation, perdait 1,17% à 92,61 dollars, bien en dessous du niveau de plus de 100 dollars auquel il avait commencé la semaine.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 1,78% à 87,32 dollars.
Les Etats-Unis et l'Iran ont établi un cadre d'accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son quatrième mois, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources américaines - mais Donald Trump ne l'a pas encore validé.
"Cela est faux et le texte n'est pas encore finalisé", a démenti l'agence iranienne Tasnim, citant une source proche de l'équipe de négociation.
Mais "le marché va probablement continuer à intégrer dans les cours la possibilité qu'un accord soit imminent", et les intervenants ne voudront pas aborder le week-end en pariant sur une hausse des prix, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
En effet, l'accord préalable prévoit un accès "illimité" au détroit d'Ormuz, selon Axios, qui cite deux responsables américains, ce qui permettrait de retrouver une grande partie des exportations d'hydrocarbures du Golfe actuellement bloquées.
C'est pourquoi en cas d'accord, "une baisse des prix du pétrole autour de 85 dollars, voire en dessous, est tout à fait possible", affirme M. Rasmussen, selon qui la baisse pourrait même être d'abord plus importante que justifiée par l'état actuel du marché pétrolier.
"La reprise de la production en amont sera progressive" dans les pays du Golfe qui ont dû ajuster l'extraction pétrolière à la crise et "les flux de produits raffinés mettront eux aussi du temps à se redresser", affirment les analystes d'ING.
Le cours du gaz européen n'a pas suivi le mouvement baissier du pétrole. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 0,85%, à 47,38 euros le mégawattheure.
"Le marché du gaz commence désormais à s'intéresser sérieusement à la faiblesse des stocks européens et à la hausse des importations de GNL en Asie", précise M. Rasmussen.









