Le pétrole sans direction claire face à la perspective d'un accord USA-Iran
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé jeudi, les opérateurs oscillant entre prudence et espoirs d'avancées diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran.Les deux pays ont établi un cadre d'accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son quatrième mois, mais qui n'a pas encore été validé par le président américain Donald Trump, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources américaines.
A la suite de ces informations, le cours du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a finalement perdu 0,62% à 93,71 dollars. Il avait touché un plus haut en séance à 98,20 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a grappillé 0,25% à 88,90 dollars.
Le marché demeure toutefois prudent et "a appris à prendre ce genre de gros titres avec des pincettes", explique à l'AFP Stephen Schork, analyste chez The Schork Group. Pour certains opérateurs, "il s'agit d'une partie de poker menteur entre Washington et l'Iran."
D'autant que les deux parties se sont mutuellement accusées jeudi de violer le cessez-le-feu après un échange de frappes, semant le doute sur la capacité à atteindre un accord rapide.
"Pour l'instant, nous n'avons pas de solution" au conflit, prévient M. Schork. "Et le détroit d'Ormuz reste fermé."
Près d'un cinquième du pétrole mondial transite d'ordinaire par ce goulet d'étranglement, de facto bloqué par Téhéran depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février.
"Et même si le détroit était rouvert, il ne sera pas totalement praticable avant l'automne ", estime l'analyste, ce qui devrait continuer de maintenir la pression sur les prix du brut.
Un retour à la normale des flux pétroliers pourrait en effet nécessiter plusieurs mois, selon de nombreux spécialistes, notamment en raison des opérations de déminage pour sécuriser les voies maritimes.
De son côté, l'Iran n'a pas abandonné son projet de contrôler la navigation dans le détroit d'Ormuz.
Téhéran a formalisé le 18 mai la création d'un nouvel organisme pour gérer le transit maritime et percevoir des droits de passage: l'Autorité iranienne du détroit du golfe Persique (PGSA).
Le Trésor américain a notamment annoncé mercredi la menace de sanctions à tous ceux s'acquittant de ces droits.











