Le pétrole hésite face à une situation "sur le fil" au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole hésitent jeudi, Donald Trump décrivant une situation "sur le fil", et alternant entre des déclarations optimistes sur une résolution du conflit au Moyen-Orient et des menaces contre l'Iran."C'est sur le fil, croyez-moi. Si nous n'obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. Elles devront être entièrement, à 100 %, satisfaisantes", a averti le président américain.
Pour le marché pétrolier, "il en résulte une volatilité importante des prix, sans pour autant aboutir à l'unique évolution qui compte vraiment: la réouverture du détroit d'Ormuz et la normalisation des flux énergétiques dans la région", résume Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
Vers 09H45 GMT (11H45 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 0,69% à 104,30 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, cédait 0,54% à 97,73 dollars.
"Pour l'instant, le marché adhère à l'optimisme de Trump sur un accord", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, alors que mercredi, les cours ont plongé quand Donald Trump a déclaré une entrée dans la "dernière phase" des négociations avec l'Iran.
Le marché attend surtout la réponse de Téhéran, qui a annoncé mercredi soir examiner une nouvelle proposition de paix américaine via le médiateur pakistanais.
La diplomatie a éclipsé les données sur une forte baisse des stocks commerciaux de pétrole brut aux Etats-Unis qui ont baissé de près de 7,9 millions de barils, beaucoup plus qu'attendu par le marché, durant la période de sept jours achevée le 15 mai.
Et la SPR ("strategic petroleum reserve") a perdu quant à elle presque 10 millions de barils durant la même période, et s'affiche au plus bas depuis juillet 2024, alors que le gouvernement américain tente d'atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient.
C'est la plus forte baisse hebdomadaire depuis les années 1980, à la fois pour les stocks commerciaux et pour la SPR, selon Bloomberg.
Cette situation fait écho à la mise en garde de l'Agence internationale sur une fonte "record" des réserves de pétrole à travers le monde.
Même si le détroit d'Ormuz ouvre rapidement comme le marché l'anticipe actuellement, la baisse des cours "ne sera probablement pas aussi importante que beaucoup l'espèrent", à cause des réserves à reconstruire et de problèmes logistiques pour retrouver une production normale dans le Golfe, affirme M. Rasmussen.






