Le pétrole chute avec l'espoir renouvelé d'un accord USA-Iran
Cours de clôture: Les prix du pétrole ont terminé en net repli mercredi, tirés vers le bas par des propos de Donald Trump assurant que les négociations avec Téhéran sont entrées dans leur "dernière phase"."Nous verrons bien ce qui va se passer. Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères. Mais j'espère que cela n'arrivera pas", a aussi déclaré le président américain aux journalistes, depuis la base militaire d'Andrews (Maryland).
Le chef de l'Etat a affirmé "n'être pas pressé" de trouver un accord, mais le marché n'a retenu que l'espoir d'une issue positive, qui a renforcé le mouvement baissier déjà à l'oeuvre en début de séance.
Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a lâché 5,63% à 105,02 dollars, après être brièvement tombé à 103,24 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, est tombé de 5,66% à 98,26 dollars, après avoir chuté jusqu'à 96,94 dollars.
"Si un accord était conclu, les opérateurs s'attendent à ce que le détroit d'Ormuz soit rouvert, permettant ainsi à des barils de revenir sur le marché", remarque auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Ce passage maritime stratégique, par lequel transite habituellement près d'un cinquième du brut mondial, est bloqué par l'Iran depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine.
Plus tôt dans la séance, l'annonce du passage d'un pétrolier sud-coréen par le détroit d'Ormuz avait initié le mouvement de baisse des cours.
Quelque 26 navires ont pu le franchir sur 24 heures, ont annoncé mercredi la marine des Gardiens de la Révolution.
"Le marché pourrait basculer d'un moment à l'autre", prévient toutefois M. Lipow. "Au cours des derniers mois, nous avons vu de nombreuses annonces indiquant que nous étions sur le point de trouver une solution", sans que cela ne se concrétise.
Et dans le cas de l'annonce d'une réouverture du détroit d'Ormuz, l'analyste estime qu'un retour à la normale du trafic maritime pourrait prendre "des mois".
"Les compagnies pétrolières demanderaient d'abord à leur assureur de confirmer que la traversée ne présente aucun danger", explique-t-il.
"Et une fois cette confirmation obtenue, on pourrait assister à un embouteillage de navires tentant de quitter le Golfe."









