Le pétrole avance face à l'impasse diplomatique sur le Moyen-Orient
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont progressé vendredi en l'absence d'avancées entre Washington et Téhéran, faisant craindre un blocage durable du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du brut mondial.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a gagné 3,35% à 109,26 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, a avancé de 4,20% à 105,42 dollars.
"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
"Le cessez-le-feu tient, mais les espoirs d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz se sont évaporés", ajoute Barbara Lambrecht, de Commerzbank.
Plusieurs dizaines de millions de barils d'or noir sortent quotidiennement du Golfe en temps normal, rappellent les analystes.
En cumulé depuis le début de la guerre, "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché, estime Tamas Varga, analyste chez PVM.
Les opérateurs nourrissaient pourtant l'espoir d'avancées diplomatiques après la rencontre cette semaine entre Donald Trump et Xi Jinping.
Pékin est un partenaire stratégique et économique primordial de l'Iran et le principal pays importateur de son pétrole.
Mais le président américain s'est contenté d'évoquer des propos encourageants de son homologue chinois, assurant que la Chine ne fournirait pas d'armes à Téhéran et qu'elle pourrait contribuer à la réouverture du détroit d'Ormuz.
Les déclarations officielles chinoises n'en faisaient toutefois pas mention.
En outre, si les négociations entre Washington et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut-être commencer à nous inquiéter d'une réescalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING lors d'une visioconférence sur les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.
En parallèle, cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.
Aux Etats-Unis, les stocks de pétrole brut ont à nouveau diminué la semaine passée, selon des chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Environ 8,6 millions de barils ont notamment été prélevés sur la réserve stratégique, tombée à un plus bas depuis octobre 2024.








