Les Bourses asiatiques décrochent, le pétrole repart à la hausse
Hong Kong: Les Bourses asiatiques ont décroché vendredi après de nouveaux affrontements entre Washington et Téhéran qui ont encore fragilisé la trêve mise en place début avril, faisant remonter les cours du pétrole.Téhéran a accusé Washington d'avoir violé la trêve mise en place le 8 avril, après des frappes américaines contre des "installations militaires iraniennes" en réponse à une attaque contre trois navires américains.
Si Donald Trump a affirmé jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, ces tirs ont fragilisé la trêve alors que Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre, refroidissant les ardeurs des investisseurs.
Ceux-ci attendent désormais la publication des chiffres sur l'emploi aux Etats-Unis plus tard dans la journée.
A Tokyo, où les investisseurs guettent également avec attention les résultats de Sony, Toyota et Nintendo, le Nikkei lâchait 1,05% à 62.174,12 points vers 03h00 GMT.
Le géant nippon de l'électronique grand public Sony a annoncé vendredi un bénéfice annuel net pour l'exercice 2025-2026 quasiment stable par rapport à son record de l'année précédente, et s'attend à une hausse pour l'exercice en cours.
Sur l'exercice décalé achevé fin mars, le groupe a réalisé un bénéfice net de 1.030,9 milliards de yens (5,6 milliards d'euros, -3% sur un an). Il table pour 2026-2027 sur une augmentation de 12,5% de ce résultat, à 1.160 milliards de yens.
A la même heure, l'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong lâchait 1,31% à 26.290,94 points.
A Taïwan, l'indice Taiex abandonnait 1,11%.
A Séoul, le Kospi était en baisse de 1,15% à 7.404,17 points, après avoir atteint de nouveaux records cette semaine, porté par ses valeurs tech, dont Samsung et SK hynix.
Vers 03h10 GMT, l'indice composite de la Bourse de Shanghai perdait 0,44%, et celui de Shenzhen 0,32%.
A la clôture à Wall Street la veille, le Dow Jones a cédé 0,63%, l'indice Nasdaq a perdu 0,13% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,38%.
"Une fois de plus, l'actualité sur le front géopolitique a montré que le chemin vers un accord durable est tout sauf linéaire", a commenté Chris Weston, du courtier Pepperstone.
"Les traders ont dû revoir les hypothèses concernant l'évolution du conflit et la normalisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, formulées au cours des dernières séances", a-t-il ajouté.
Après avoir brièvement chuté de plus de 5% jeudi, les cours du pétrole ont largement modéré leurs pertes et repartaient à la hausse sur la séance asiatique.
Vers 03h00 GMT, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. pour livraison en juillet gagnait 0,83% à 100,89 dollars et son équivalent américain, le baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie., prenait de 0,55% à 95,33 dollars.
La livre sterling s'est affaiblie face au dollar avant la publication des résultats des élections locales au Royaume-Uni, très attendus par les investisseurs.
Le Parti travailliste au pouvoir devrait y subir de lourdes pertes, ce qui pourrait fragiliser le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Vers 03h00 GMT, elle s'échangeait à environ 1,35 livre contre un dollar.
Les médias japonais ont rapporté vendredi que le gouvernement nippon avait dépensé environ 10.000 milliards de yens (plus de 54 milliards d'euros) depuis la semaine dernière pour soutenir sa monnaie, citant des estimations de marché basées sur les données de la Banque du Japon.
Ces interventions sur les marchés auraient débuté le 30 avril, lorsque la devise japonaise s'est affaiblie pour frôler les 160 yens face au dollar, son niveau le plus bas depuis près de deux ans.
Depuis, plusieurs rebonds soudains de la valeur du yen ont alimenté les spéculations sur de nouvelles mesures gouvernementales et vendredi vers 03h00 GMT, la devise japonaise s'échangeait à 156,90 yens pour un dollar.








