Le pétrole glisse avec l'espoir de nouvelles négociations USA-Iran
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en recul vendredi, un regain d'optimisme secouant le marché après que l'Iran a transmis une nouvelle offre pour relancer les négociations de paix avec Washington.Le prix du baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, a reculé de 2,95% à 101,97 dollars, après avoir perdu brièvement plus de 5% dans la séance.
Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord a lâché 2,20%, à 108,17 dollars.
Ce niveau du BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. peut surprendre, au regard du prix de la veille (114 dollars), mais il correspond en fait à un changement de contrat.
L'échéance de juillet fait désormais foi, succédant à celle de juin. Le delta entre les prix sur les références d'un mois à l'autre montre que le marché table toujours sur une résolution de la crise dans les prochaines semaines.
En début de journée, l'agence officielle iranienne Irna a annoncé que la République islamique avait "transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, médiateur dans les discussions avec les Etats-Unis", sans donner plus de détails.
Cela a suffi à provoquer une vague de ventes sur le marché pétrolier, par ailleurs marqué par une liquidité très limitée en raison du 1er-Mai, férié dans de nombreux pays européens.
Donald Trump s'est cependant dit "pas satisfait" par l'offre iranienne, avertissant que l'alternative aux négociations consistait à "pulvériser" la République islamique.
Des menaces qui ont modéré mais pas enrayé la chute du pétrole.
Selon David Morrison, de Trade Nation, les investisseurs attendent désormais de savoir "si le cessez-le-feu actuel est sur le point d'être rompu ou si les conditions sont réunies pour entamer un nouveau cycle de négociations de paix officielles".
Si l'une des options se concrétisait, d'importants mouvements pourraient être observés à la réouverture du marché lundi.
Par ailleurs, sept membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+), prendront dimanche une décision sur leurs quotas pour la première fois depuis le départ surprise des Emirats arabes unis du groupe, effectif ce jour.
Même si le cartel devrait augmenter ses quotas de 188.000 barils par jour, selon Arne Lohmann Rasmussen analyste chez Global Risk Management, la réunion reste "largement sans importance" pour les prix car les pays membres (dont l'Arabie saoudite, le Koweït et l'Irak) ne sont "pas en mesure de produire ce pétrole" à cause de la guerre au Moyen-Orient.










