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Volatil, le pétrole reflue après un vif rebond

Cours du pétroleLondres: Après s'être envolés jeudi matin, les prix du pétrole refluaient dans l'après-midi. Le marché faisait montre d'une grande volatilité, les Etats-Unis ayant laissé ouverte la perspective d'un long blocus des ports iraniens tout en étudiant en parallèle de possibles options militaires.

Après avoir atteint mercredi des niveaux sans précédent depuis mi-2022 et l'invasion russe de l'Ukraine, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, référence du marché mondial, chutait vers 14h10 de 3,45% à 113,96 dollars. Auparavant, il avait bondi et franchi le seuil des 125 dollars.

Depuis l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février dernier, dont les répercussions se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale, le prix des quelque 159 litres de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. a quasiment doublé et a atteint un niveau jamais vu depuis mi-2022, lorsque l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe avait provoqué une flambée des cours.

Quant au baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie., équivalent américain de la référence mondiale de l'or noir, il valait 104,57 dollars, en repli de 2,16%, après avoir bondi mercredi soir de plus de 8%.

Si les armes se sont tues depuis un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, le détroit d'Ormuz, par lequel transitait naguère un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain.

Ces mouvements contradictoires interviennent après qu'un haut responsable américain a indiqué mercredi soir que la Maison Blanche envisageait de "poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire". "Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements", a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios. Ce dernier a en outre affirmé que le président américain Donald Trump devait être informé jeudi par l'armée sur de possibles nouvelles actions militaires contre l'Iran.

Epais brouillard

L'évolution "reflète avant tout l'absence totale de visibilité sur une résolution rapide du conflit avec l'Iran, alors même que le détroit d'Ormuz reste largement paralysé", observsait en matinée John Plassard, associé de la banque Cité Gestion. De plus, au risque géopolitique s'ajoute une désorganisation croissante de l'offre mondiale.

Le départ surprise des Émirats arabes unis de l'OPEP vient fragiliser un peu plus la capacité du cartel à réguler le marché, introduisant une incertitude supplémentaire sur les volumes futurs, ajoute M. Plassard. Dans le même temps, les données américaines montrent une contraction marquée des stocks de brut et de produits raffinés, signe que la demande reste solide malgré les tensions.

Plus impressionnant encore, les exportations américaines atteignent des niveaux record, illustrant un marché global sous tension extrême, poursuit l'expert. "Autrement dit, nous ne sommes plus simplement face à une hausse cyclique du pétrole, mais bien face à un choc d'offre qui s'installe dans la durée. Et dans ce type de configuration, chaque dollar supplémentaire sur le baril devient un facteur direct de volatilité pour l'ensemble des actifs financiers".

La hausse des prix de l'énergie, qui ne cesse de s'accentuer, fait grimper les anticipations d'inflation et met les banques centrales de plus en plus mal à l'aise, écrit pour sa part Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank. La Réserve fédérale (Fed) a certes décidé mercredi de maintenir ses taux inchangés, comme prévu, mais a souligné que les événements au Moyen-Orient "contribuent à accroître l'incertitude entourant les perspectives économiques". "Rien de surprenant à cela", commente l'experte.

Plus inhabituel, en revanche, trois membres du comité de politique monétaire de la Fed se sont opposés au communiqué publié après la réunion, qui laissait entendre que la banque centrale finirait par reprendre ses baisses de taux d'intérêt. Ils ont fait valoir qu'il était trop tôt pour signaler un assouplissement alors que les perspectives d'inflation restent incertaines.



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    En fin de matinée, le cours du pétrole Brent repartait à la baisse tout en restant au-dessus des 100 dollars à 102,59 $/baril (-2,13 %), soit 89,32 €/baril. Cette détente intervenait après une clôture du Brent à 104,82 dollars jeudi, le marché espérant une reprise partielle des exportations de pétrole saoudiennes malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient et autour du détroit d’Ormuz.

    En France, la flambée du prix du pétrole reste toutefois très visible à la pompe: le prix moyen du gazole atteint désormais environ 2,40 €/litre, en hausse de 8 centimes en une semaine, tandis que le SP95-E10 s’établit autour de 2,18 €/litre (+3,7 centimes). Le diesel a retrouvé son niveau record d’avril 2026, avec près de 700 stations-service au-dessus de 2,50 €/L et environ 70 dépassant 2,70 €/L, tandis que l’essence E10 évolue désormais au-dessus de son précédent record de juin 2022.

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