Le dollar profite de la hausse du pétrole et d'une Fed plus raide sur les taux
Washington: Le dollar s'affiche en hausse mercredi, porté par la perspective d'un long blocage du détroit d'Ormuz, qui a fait flamber le pétrole, et d'une banque centrale américaine (Fed) peu disposée à baisser les taux dans un avenir proche.Vers 22h50 (heure suisse) mercredi, le billet vert reprenait 0,34% à la monnaie unique européenne, à 1,1672 dollar pour un euro, et 0,33% à la livre sterling, à 1,3472 dollar.
Il atteignait aussi un plus haut depuis 2024 face à la devise japonaise, à 160,46 yens pour un dollar.
Perçue comme une valeur refuge par les investisseurs, qui ont tendance à l'acheter en cas d'inquiétudes, la devise américaine s'est renforcée dans la journée à mesure que les cours du pétrole grimpaient.
Les négociations au point mort entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que la perspective d'un blocus prolongé dans le détroit d'Ormuz ont accentué les inquiétudes des marchés des matières premières, et fait gonfler la prime de guerre du dollar.
Le deuxième élan a été donné par la Réserve fédérale (Fed).
Comme attendu, l'institution n'a pas fait bouger ses taux.
Mais plusieurs responsables ont tenu à signaler - en s'opposant à une formulation jugée trop accommodante - que la banque centrale pourrait devoir les relever pour contrer l'inflation.
Cette dernière risque de fortement accélérer, a prévenu le président de la Fed Jerome Powell.
La perspective d'une nette hausse des prix a fait grimper de concert les taux obligataires américains et le dollar.
"Ce choc sur les prix de l'énergie (lié au conflit au Moyen-Orient, ndlr) ne se produit pas dans un contexte où tout reste inchangé", relève Bill Adams, de Fifth Third Commercial Bank.
"Il fait suite à cinq années d'inflation dépassant l'objectif de la Fed" ce qui rend la Réserve fédérale "moins encline" à redynamiser la consommation en baissant les taux "et plus encline à relever ses taux" en cas de hausse généralisée des prix, ajoute l'analyste.
Jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre (BoE) devraient elles aussi opter pour le statu quo sur leurs taux.








