Le pétrole monte, pessimiste sur une réouverture prochaine du détroit d'Ormuz
Londres: Les cours du pétrole sont en hausse jeudi, le marché se montrant de moins en moins optimiste quant à une résolution rapide du blocage du détroit d'Ormuz, l'incertitude régnant sur l'état des négociations entre Washington et l'Iran.Vers 09H55 GMT (11H55 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 2,02% à 103,97 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 2,07% à 94,88 dollars.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exclu une réouverture du détroit d'Ormuz tant que durera le blocus américain des ports iraniens, qu'il a dénoncé comme violant le cessez-le-feu entre les deux pays.
"Au lieu d'échanger missiles, drones et bombes, le nouveau critère est désormais le nombre de navires que chaque camp peut perturber", note John Evans, analyste chez PVM.
L'armée américaine dit avoir ordonné à 31 navires de faire demi-tour dans le cadre de son blocus, tandis que l'Iran orchestre encore le blocage du détroit et a affirmé mercredi avoir saisi deux navires tentant de franchir le détroit.
Cette paralysie empêche les pays du Golfe d'exporter une grande partie de leur production pétrolière habituelle.
Le marché se montrait plutôt optimiste sur la possibilité d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis la semaine passée, mais "l'incertitude est désormais de retour, et le marché physique se resserre de jour en jour", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
"Si les espoirs d'une réouverture début mai s'envolent et laissent place à des perspectives plus floues - juin, juillet ou plus tard -, les prix devraient alors remonter, tant pour le brut que pour les produits pétroliers", estime Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.
Le scénario d'une reprise des hostilités n'est pas exclu non plus selon les analystes.
Dans ce cas, "la guerre pourrait reprendre avec de nouvelles attaques contre les installations pétrolières", ou encore "un blocus du détroit de Bab el-Mandeb, ce qui aurait des répercussions sur le pétrole saoudien acheminé vers Yanbu, sur la mer Rouge", explique M. Rasmussen.







