Le pétrole en repli en Asie, suspendu à la reprise des négociations Iran/USA
Tokyo: Le pétrole recule mardi en Asie, guettant la reprise possible de négociations entre Téhéran et Washington à Islamabad sur fond de tensions dans le détroit d'Ormuz, une perspective qui faisait grimper les Bourses de Tokyo et Séoul.Le pétrole s'incline, l'oeil sur le Pakistan
Vers 05H30 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence du marché américain, se repliait de 2,06% à 87,76 dollars. Il retombait après avoir gagné jusqu'à 8% la veille, après la saisie d'un cargo Iranien par les États-Unis dans le golfe d'Oman.Le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, référence du marché mondial, cédait 1,58% à 93,97 dollars.
L'ultimatum sur le cessez-le-feu expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve actuelle. Elle doit s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.
L'Iran n'a pas "à ce stade" de "projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet", a fait savoir son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Il a ajouté que la saisie d'un cargo Iranien par Washington, son blocus naval des ports Iraniens et les retards dans la mise en oeuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de "violations manifestes du cessez-le-feu" avec les États-Unis.
Pour autant, les investisseurs semblaient faire preuve d'un optimisme prudent qui permettait aux prix de reprendre leur souffle.
"D'un côté, le marché croit à la poursuite des négociations, voire à leur formalisation par un mémorandum prolongeant le cessez-le-feu. De l'autre, le risque persiste d'une rupture des pourparlers et d'une reprise de l'escalade", constate Stephen Innes, de SPI Asset Management.
"Les investisseurs n'adoptent pas de positions agressives pour anticiper l'un ou l'autre scénario. Ils gèrent leur exposition dans un contexte où les deux restent plausibles (...). L'inquiétude est présente, mais accompagnée de l'espoir prudent qu'une issue reste possible", poursuit-il.
L'or reculait de 0,6% à 4.793 dollars l'once. La monnaie américaine se stabilisait face à la devise Japonaise, à 158,88 yens pour un dollar.
Bourses prudemment optimistes
A la Bourse de Tokyo vers 05H30 GMT, l'indice vedette Nikkei progressait de 1,01% à 59.421 points, et l'indice élargi Topix était stable à 3.774 points.A Séoul, l'indice Kospi bondissait de 2,50% après s'être hissé en séance à un nouveau sommet historique à quelque 6.376 points, dopé par la flambée des valeurs tech sur fond de fièvre continue sur l'IA. La tech poussait aussi Taipi (+2,01%).
L'indice hongkongais Hang Seng gagnait 0,43%. La Bourse de Sydney en revanche cédait 0,10%.
"Les marchés sont une fois de plus confrontés à un scénario en évolution rapide au Moyen-Orient (...). Les Bourses sont loin de céder à la panique, ce qui suggère que les investisseurs n'ont pas encore pleinement intégré le scénario du pire", souligne Daniela Hathorn, du courtier Capital.com.
"Les marchés sont conscients des risques, mais penchent toujours pour l'idée qu'une escalade sera, en fin de compte, évitée. Cette perspective repose sur une hypothèse clé: tant les États-Unis que l'Iran ont intérêt à parvenir à une forme d'accord", poursuit-elle.
Et à Séoul et Taipei, les fondamentaux des entreprises technologiques reprenaient le dessus.
"Le secteur tech revient sur le devant de la scène, les marchés délaissant l'actualité liées à la guerre pour se concentrer sur les résultats des entreprises et la demande en matière d'IA", insiste Anna Wu, de Van Eck Associates, citée par Bloomberg.
Cotation en fanfare d'un fournisseur de Nvidia
Le titre du chinois Victory Giant Technology a bondi de près de 60% en début de séance lors de son introduction à la Bourse de Hong Kong mardi, lui permettant de lever plus de 1,87 milliard d'euros.L'entreprise fabrique des circuits imprimés haut de gamme, composants essentiels pour les serveurs d'intelligence artificielle (IA) et l'un de ses principaux clients est le mastodonte américain des puces Nvidia.
Cette introduction est la plus importante pour la place hongkongaise depuis celle du groupe minier Zijin Gold International en septembre.
(c) AFP
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