Le pétrole repart à la hausse après l'escalade au Moyen-Orient
New York: Les cours du pétrole sont repartis à la hausse lundi, après avoir chuté fortement vendredi.En cause: un regain de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran après l'arraisonnement d'un cargo iranien par la marine américaine dans le Golfe d'Oman ce week-end.
Vers 18h30, le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord grimpait de 5,2% à 95,10 dollars. Son équivalent américain, le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie., montait quant à lui de 5,8% à 88,73 dollars.
Le président américain Donald Trump a mis en garde contre une nouvelle escalade à moins de deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. De nouvelles négociations restent incertaines, l'Iran ayant indiqué qu'il pourrait ne pas participer aux pourparlers au Pakistan.
"Cette impasse menace d'aggraver la crise énergétique mondiale, le détroit d'Ormuz, une voie vitale pour les flux de pétrole et de gaz, étant largement bloqué", relèvent les analystes de la plateforme Trading Economics.
"La hausse des coûts de l'énergie devrait se répercuter fortement sur les prix alimentaires dans les mois à venir", anticipe pour sa part Andreas Lipkow, analyste en chef chez CMC Markets. Selon l'expert, les semaines à venir devraient rester volatiles et réserver de nombreuses surprises.
Le gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, suivait la même tendance haussière que le pétrole lundi. Vers 18h30, le cours progressait de 2,4% à 39,70 euros le mégawattheure.
"Ce rebond a effacé les pertes de vendredi, l'Iran ayant de nouveau fermé le détroit d'Ormuz en réponse au blocus américain de ses ports", indiquent les analystes de la plateforme Trading Economics.
Plusieurs méthaniers se seraient approchés du détroit d'Ormuz ces derniers jours, mais auraient été contraints de faire demi-tour ou de rester à l'arrêt. Depuis le début du conflit fin février, aucune exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) n'a quitté la région, perturbant ainsi environ 20% de l'approvisionnement mondial en GNL.










