Le pétrole progresse dans l'attente d'annonces concrètes
Washington: Les prix du pétrole sont montés jeudi, alors que les marchés doivent composer avec des signaux mitigés concernant de potentielles négociations entre les États-Unis et l'Iran.Après s'être montré plutôt stable en début de séance, le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juin, a finalement grimpé de 4,70% à 99,39 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en mai, a progressé de 3,72% à 94,69 dollars.
"On observe une certaine volatilité liée aux déclarations émanant tant de Washington que de Téhéran", explique auprès de l'AFP Stephen Schork, de The Schork Group.
Le ministre américain de la Défense a dit jeudi que les Etats-Unis bombarderont à nouveau l'Iran si Téhéran "fait le mauvais choix", jurant de maintenir "aussi longtemps qu'il faudra" le blocus américain des ports iraniens.
De son côté, Donald Trump a déclaré le même jour que l'Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, ajoutant qu'il y avait "de très bonnes chances que nous parvenions à un accord".
Et l'Iran a menacé de bloquer la mer Rouge, tout en réaffirmant sa volonté de négocier.
"Nous ne savons pas comment cela va finir, ni quand", commente Stephen Schork, qui estime que ce flou maintient les prix de l'or noir à des niveaux élevés.
Les tractations sont toujours en cours, sous l'égide du Pakistan, pour organiser une deuxième session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran, après l'échec de la première à Islamabad le week-end dernier.
Entre temps, Téhéran verrouille toujours le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du brut mondial.
"Sur le marché physique du pétrole, (...) les prix restent extrêmement élevés", note aussi M. Schork.
Même en prenant en compte les barils détournés via des oléoducs et les quelques navires qui sont passés via Ormuz, la perte de pétrole du Golfe a atteint "environ 13 millions de barils par jour", chiffre ING.
"Si la guerre devait de nouveau s'intensifier et que le détroit d'Ormuz restait fermé pendant plusieurs mois, les prix devraient à nouveau grimper fortement", avertit Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.










