Le pétrole progresse face au blocus américain des ports iraniens
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont repris leur mouvement haussier lundi, clôturant toutefois sous les 100 dollars, poussés par le blocus américain des ports de l'Iran au lendemain de l'échec des pourparlers entre Washington et Téhéran.L'armée américaine avait annoncé que le blocus des navires entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens entrerait en vigueur à 14H00 GMT, sans en détailler les modalités.
Dénonçant un acte "illégal" de "piraterie", l'Iran a averti qu'il s'en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si "la sécurité des ports de la République islamique (...) était menacée".
"Comme la plupart des navires sont déjà bloqués, la mesure affectera principalement les exportations de pétrole iranien, qui se sont poursuivies en grande partie" pendant la guerre, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
"Un blocus effectif des ports iraniens retirerait du marché entre 1,5 et 2 millions de barils de pétrole par jour, ce qui aggraverait encore davantage les perturbations de l'approvisionnement", explique à l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associate.
Après être monté en séance jusqu'à 103,87 dollars, le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juin, a finalement gagné 4,37% à 99,36 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, a avancé de 2,60% à 99,08 dollars.
Les prix du brut ont limité leurs pertes après que le président américain Donald Trump a assuré lundi sur sa plateforme Truth Social que 34 navires avaient franchi le détroit d'Ormuz la veille, soit "de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture insensée" par l'Iran.
Un cinquième du pétrole mondial transite en temps normal par ce détroit, où Téhéran a instauré des droits de passage qui ont considérablement restreint le trafic maritime ces dernières semaines, en représailles aux attaques israélo-américaines.
Le secrétaire général de l'ONU a d'ailleurs appelé lundi "toutes les parties" à respecter la liberté de navigation dans ce passage stratégique.
En parallèle, l'alliance des pays exportateurs de pétrole (Opep) a abaissé de 500.000 barils sa prévision de croissance de la demande quotidienne de pétrole au 2e trimestre, la justifiant par la situation au Moyen-Orient, selon son rapport mensuel publié lundi.
La demande mondiale d'or noir devrait s'établir à 105,1 millions de barils par jour au 2e trimestre, estime désormais l'Opep, contre 105,6 mb/j prévus dans son évaluation de mars.









