Marchés en Asie: le pétrole grimpe après les nouvelles menaces de Trump
Singapour: Les prix du pétrole grimpent mardi, alors que Donald Trump menace de détruire les infrastructures essentielles en Iran si Téhéran ne répond pas dans les heures qui viennent à son ultimatum en rouvrant le détroit d'Ormuz.Les Bourses asiatiques ont évolué, elles, de façon contrastée.
Vers 06H30 GMT, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, prenait 1,59% à 111,51 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en mai, bondissait de 2,62% à 115,36 dollars.
Tous deux se rapprochent des sommets atteints depuis le début de l'offensive des Etats-Unis et Israël contre l'Iran, à presque 120 dollars, dans un marché agité par les tensions géopolitiques persistantes.
"Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit", qui pourrait être celle de mardi à mercredi, a ainsi lancé le président américain Donald Trump lundi.
Il se dit prêt à frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si la République islamique ne débloque pas Ormuz - une voie maritime dans le Golfe par laquelle transite d'ordinaire 20% du brut mondial - d'ici mardi 20H00, heure de Washington (00H00 GMT mercredi).
Lundi, Iraniens et Américains ont repoussé presque simultanément une offre de trêve initiée par des pays médiateurs.
Et un complexe pétrochimique situé dans l'est de l'Arabie saoudite a été touché dans la nuit de lundi à mardi par des attaques, a indiqué à l'AFP une source sur place, quelques heures après que des installations similaires en Iran ont été frappées.
"La voie vers la paix est étroite et improbable, compte tenu de profonds désaccords. Si les États-Unis et Trump souhaitent une fin rapide à ce conflit, l'Iran refuse un retour au statu quo et entend utiliser Ormuz comme levier pour obtenir des concessions significatives", observe Michael Wan, de la banque MUFG.
Et si plusieurs tankers ont pu récemment passer avec succès le détroit d'Ormuz, "il s'agit d'une amélioration marginale en termes de flux" et pour l'Asie, "même si le détroit rouvrait complètement aujourd'hui, il faudra un certain temps avant que l'offre réelle ne soit disponible et acheminée", prévient-il.
"Les acteurs du marché resteront très attentifs à l'évolution de la situation au Moyen-Orient, qui demeure le principal facteur déterminant (...) Tous les regards seront tournés vers les fils d'informations tout au long de la journée", abonde Nick Twidale, analyste d'AT Global Markets, cité par Bloomberg.
A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a fini à l'équilibre à 53.429,56 points, et l'indice élargi Topix a gagné 0,25% 3.654,02 points.
La Bourse de Séoul a progressé de 0,82%, Taipei de 2,02% et Sydney de 1,74%. La Bourse de Hong Kong restait fermée en raison des congés du week-end pascal.
"À l'approche de l'échéance (fixée par Trump à l'Iran), l'incertitude entourant les négociations et les craintes d'une persistance des prix élevés du pétrole rendent probablement difficile la prise de positions agressives" sur la Bourse, notent les experts de Tokai Tokyo Intelligence.
"Le marché dans son ensemble demeure sans direction claire, ce qui suggère une attitude attentiste persistante", ajoutent-ils.
Vers 06H30 GMT, l'or se stabilisait à 4.646 dollars l'once, le métal jaune étant lui aussi suspendu aux soubresauts du conflit.
La devise américaine se renforçait légèrement (+0,07%) face à la monnaie japonaise, à 159,80 yens pour un dollar.
Depuis les premières frappes israélo-américaines contre l'Iran, le dollar profite de son statut de valeur refuge, ainsi que de la flambée des prix du brut, libellé en dollar.
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