Carburants: la grande distribution promet de répercuter "immédiatement" la baisse des cours
Carburants: L'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), qui fédère les enseignes de distribution pour l'approvisionnement en carburants, s'est engagée mercredi à répercuter "immédiatement" le recul des cours du pétrole dans les prix des carburants, ce qui peut toutefois prendre plusieurs semaines selon eux.Depuis le début de la semaine, le cours du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. a baissé de presque 12% dans le sillage des propos du président américain Donald Trump sur la tenue de négociations pour un plan de paix avec l'Iran, néanmoins démenties par Téhéran.
"Sur un marché très volatil", les entreprises de la grande distribution représentées par l'UIP (Auchan, Carrefour, Intermarché, Leclerc, et Système U), "garantissent ainsi que toute baisse de coûts sera immédiatement répercutée vers le consommateur, au rythme des réapprovisionnements et des remplissages de cuves", a indiqué dans un communiqué l'organisation.
"Tous les efforts seront faits pour que chaque centime économisé à l'achat se retrouve économisé à la pompe", assure l'UIP qui fédère 5.200 stations-service sur un total de quelque 10.000.
Techniquement, la répercussion de la baisse des cours du gazole n'est pas réalisée en "temps réel", mais "dépend du rythme de livraison des carburants au sein des stations-services", explique un porte-parole l'UIP à l'AFP.
"Pour les grosses stations livrées quotidiennement, les répercussions s'effectuent en quelques jours. Pour les stations étant livrées par exemple tous les 15 jours, cette répercussion est plus longue", précise-t-on.
Jeudi, le gazole, carburant routier le plus utilisé, se vendait à 2,21 euros le litre en moyenne en France, d'après un calcul AFP réalisé sur les prix rapportés par quelque 9.600 stations à un site gouvernemental.
C'est une augmentation de 49 centimes (+28,86 %) par rapport au 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran. Le SP95-E10, l'essence la plus consommée, s'affichait à 1,99 euro le litre (+27 centimes et +15,98%), tout près du seuil psychologique de 2 euros.
Les chiffres du gouvernement de la semaine dernière, arrêtés à vendredi et publiés lundi, rapportent eux un prix moyen du gazole à 2,1 euro du litre et à 1,94 pour le SP95-E10.
Il s'agit d'une hausse de 9,1 centimes pour le gazole par rapport à la semaine précédente et de 8 centimes pour le SP95-E10.
(c) AFP
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