Le marché pétrolier sceptique sur les discussions USA-Iran, les cours remontent
Cours de clôture: Les prix du pétrole ont rebondi mardi, après une lourde chute la veille, les opérateurs doutant d'une fin des hostilités au Moyen-Orient que Washington a réaffirmé négocier malgré les démentis de Téhéran.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en mai, a bondi de 4,55% à 104,49 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, a pris 4,79% à 92,35 dollars.
"Une escalade (au Moyen-Orient, NDLR) nous menace encore et aucune solution n'est en vue, pas plus que le rétablissement du détroit d'Ormuz en tant que voie de transit" pour les pétroliers, a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.
L'Iran et Israël ont à nouveau échangé des frappes mardi, dont certaines ont visé des infrastructures énergétiques iraniennes.
Les Etats-Unis négocient "en ce moment" avec l'Iran pour un cessez-le-feu à la guerre entre les deux pays, a cependant réaffirmé mardi Donald Trump. La veille, des propos similaires du président américain avaient fait dévisser les cours du brut.
"Il y aura des moments comme hier (lundi), où l'on assistera à des replis, dans l'espoir que la situation puisse se résoudre", a estimé John Kilduff.
"Mais la crise énergétique se profile toujours", a-t-il jugé.
Le président du Parlement iranien a démenti lundi sur X toute négociation avec les Etats-Unis, évoquant "de fausses informations" destinées à "manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés".
"L'idée selon laquelle Trump peut agir seul et influencer le cours des événements ne tient pas si la partie adverse refuse de coopérer", a jugé Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Face à cette "asymétrie", les opérateurs ont "une certaine réticence à acheter aveuglément maintenant et à poser des questions plus tard", selon John Kilduff.
Pour le marché pétrolier, la clé d'une détente durable des prix tient dans le déblocage du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole et gaz.
Lundi, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a affirmé que pas moins de "11 millions de barils" de pétrole étaient perdus chaque jour, sur une production mondiale d'un peu plus d'une centaine de millions de barils par jour.
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