Les prix des hydrocarbures restent volatils
Paris: Les prix du pétrole et du gaz naturel continuaient vendredi à fluctuer entre hausses et baisses, la volatilité des cours reflétant les incertitudes du marché quant à la normalisation de la situation au Moyen-Orient. Les analystes anticipent d'ores et déjà une remontée des taux directeurs.Peu avant 08h10, le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord reculait de 0,447% à 85,05 dollars, au plus haut depuis juillet 2024.
Le tarif du WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. américain baissait quant à lui de 0,57% à 80,55 dollars, à un niveau record depuis un an et demi.
Les deux variétés d'or noir ont respectivement progressé de 16,1% et 19,4% sur une semaine.
Le gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, repartait pour sa part en hausse de 3,29% à 50,37 euros le mégawattheure (MWh), en repli après le pic à 62,61 euros enregistré mardi.
Selon le responsable des placements de Cité Gestion, "cette forte progression reflète l'inquiétude croissante des investisseurs face à l'escalade du conflit avec l'Iran et au risque de perturbations majeures de l'approvisionnement énergétique mondial. La situation dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour une grande partie du pétrole mondial, reste particulièrement tendue, le trafic de pétroliers y étant largement interrompu".
Les experts d'Unicredit envisagent dans leur scénario de base que les opérations militaires contre l'Iran durent quelques semaines et qu'ensuite les tensions sur l'approvisionnement et les prix de l'énergie s'affaissent.
Vers une hausse des taux
"D'ici la fin de l'année, les prix du pétrole devraient refluer autour de 70 dollars le baril et le prix du gaz à 35 euros/MWh", ont estimé les spécialistes de la banque italienne.Face au risque d'un retour de l'inflation, les experts s'attendent à une éventuelle remontée des taux directeurs. Unicredit a ainsi revu ses attentes d'inflation en zone euro d'un peu moins de 2% à environ 2,5% en 2026. L'impact sur le produit intérieur brut devrait par contre être "limité".
La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait abaisser ses taux une fois cette année, alors que la Banque centrale européenne (BCE) devrait conserver le statu quo jusqu'en 2027, ont-ils évalué.
"Les marchés commencent désormais à intégrer une faible probabilité d'une hausse de taux d'ici la fin de l'année si cette pression énergétique devait se traduire par un retour de l'inflation", a averti M. Plassard.
(c) AFP






