Le pétrole stable attend les pourparlers entre les Etats
Londres: Les cours du pétrole restent stables mardi, le marché attendant l'issue d'une troisième session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran prévue jeudi, alors que Washington a massé d'importants moyens militaires dans le Golfe pour faire pression sur Téhéran.Vers 10H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, grappillait 0,10% à 71,56 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 0,27% à 66,49 dollars.
Ces discussions sont un facteur propice à dégonfler la prime de risque qui fait autrement monter le prix du pétrole.
Mais le marché craint que les pourparlers "n'aboutissent à rien et que les États-Unis puissent bombarder l'Iran dès cette semaine", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
L'Iran a averti lundi que toute attaque américaine, y compris une "frappe limitée", le pousserait à riposter "avec force", après que Donald Trump a évoqué une telle option en cas d'échec des négociations.
Le risque principal pour l'approvisionnement d'or noir serait une escalade militaire et un blocage du détroit d'Ormuz, par où transitent 20% de la production mondiale de pétrole.
En cas d'attaque américaine, la hausse des cours du pétrole pourrait être plus importante qu'en juin dernier, quand les États-Unis avaient frappé l'Iran, car "le surplus d'offre sur le marché semble moins important que prévu", selon M. Rasmussen.
Outre la prime de risque liée à l'Iran, le prix du baril a été soutenu depuis le début de l'année par "le froid aux États-Unis en janvier qui a entraîné des arrêts temporaires de production", "les perturbations en Russie" liées aux attaques de drones ukrainiens et celles au Kazakhstan où "une panne de courant a perturbé la production du champ pétrolier de Tengiz", a souligné Giovanni Staunovo, analyste d'UBS.
Dans ces conditions, le marché pourrait "absorber des barils supplémentaires si le groupe de huit pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+)", qui se réunit dimanche, rehausse ses quotas de production.
Selon le cabinet d'analyse Kpler, ce groupe de huit pays de l'OPEP+ devrait décider d'augmenter progressivement sa production à partir du deuxième trimestre.
(c) AFP






