Tensions USA-Iran: les prix du pétrole touchent un plus haut depuis six mois
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont atteint jeudi leur plus haut niveau depuis six mois, le marché tablant davantage sur une intervention américaine en Iran, en raison du ton plus offensif entre Washington et Téhéran.Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, a gagné 1,86% à 71,66 dollars, après avoir touché 72,01 dollars, son plus haut niveau depuis fin juillet.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, a avancé de 1,90% à 66,43 dollars, après avoir atteint 66,88 dollars, un record depuis août.
La veille, les États-Unis avaient déjà averti l'Iran qu'il serait "bien avisé" de conclure un accord. "Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran", avait estimé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
L'Iran a pour sa part défendu "son droit" à l'enrichissement d'uranium à des fins civiles, notamment pour l'énergie.
"Les menaces croissantes d'une éventuelle intervention militaire (...) contre l'Iran ont introduit une forte volatilité sur les marchés mondiaux de l'énergie", observe Phil Flynn, de The Price Futures Group.
Les États-Unis ont déployé au Moyen-Orient une imposante force de frappe navale et aérienne, une démonstration de force qui pourrait préparer le terrain à une campagne de frappes contre l'Iran.
"Et les craintes de perturbations de l'approvisionnement, en particulier dans le détroit d'Ormuz, ont entraîné une prime de risque dans les prix du pétrole", ajoute M. Flynn.
Une escalade militaire dans la zone fait planer un risque sur les installations pétrolières en Iran, qui compte parmi les dix principaux producteurs de brut, mais surtout celui d'une paralysie du détroit d'Ormuz par lequel transite 20% du pétrole mondial.
Les cours ont également été soutenus jeudi par la baisse inattendue des réserves commerciales de pétrole la semaine dernière aux États-Unis, selon des chiffres publiés jeudi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Durant la période de sept jours achevée le 13 février, elles ont reculé de 9 millions de barils, alors que les analystes tablaient au contraire sur une hausse d'environ 1,6 million de barils, selon la médiane d'un consensus établi par l'agence Bloomberg.
Selon l'EIA, la quantité de produits livrés au marché américain, indicateur implicite de la demande, a aussi pris de la vitesse (+2,56%), notamment grâce à la catégorie essence.
(c) AFP
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