Le pétrole retombe après des pourparlers jugés constructifs sur le nucléaire iranien
New York: Les cours du pétrole sont retombés mardi, à la suite de nouveaux pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, le ministre Iranien des Affaires étrangères ayant évoqué un "accord potentiel".Vers 15H30 GMT (16H30 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, perdait 1,30% à 67,03 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, chutait de 2,36% à 62,07 dollars.
"Il a été convenu que les deux parties poursuivraient leurs travaux sur des projets de textes", après quoi "une date pour une troisième session" sera fixée, a-t-il ajouté.
"Cela a calmé le marché pétrolier" et fait retomber une partie de la prime de risque géopolitique, a expliqué à l'AFP Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy.
Les prix de l'or noir étaient montés en raison de l'annonce par Téhéran de la fermeture partielle du détroit d'Ormuz pour cause d'exercice militaire. Ce détroit est un point de passage stratégique pour le pétrole, car environ 20% de la production mondiale d'or noir y transite. Un blocage des flux à cet endroit ferait bondir rapidement les cours.
Mais la situation actuelle "n'est pas anormale, l'Iran ferme parfois partiellement le détroit d'Ormuz" pour des exercices militaires, sans que les flux soient impactés, a tempéré M. Leon.
Le blocage "est probablement un moyen pour l'Iran de rappeler à Donald Trump que le pays possède aussi des leviers" pour négocier, a jugé auprès de l'AFP, Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.
En effet, la question des prix du pétrole est primordiale pour le président américain avant des élections de mi-mandat aux États-Unis, en fin d'année, a noté John Evans, analyste chez PVM.
Selon lui, le président américain pourrait vouloir éviter une escalade militaire, avec "le risque d'un baril à 100 dollars" avant cette échéance, et se montrerait donc plus enclin à une issue négociée avec Téhéran.
(c) AFP



