Le pétrole monte en marge des exercices militaires dans le détroit d'Ormuz
Londres: Les cours du pétrole ont progressé mardi, après l'annonce que l'Iran allait fermer partiellement le détroit stratégique d'Ormuz en raison d'un exercice militaire, en marge de négociations prévues sur le nucléaire iranien avec les Etats-Unis à Genève."Certaines parties du détroit d'Ormuz seront fermées, afin de respecter les principes de sécurité et de navigation", a affirmé un journaliste de la télévision d'Etat Iranienne, en reportage près du lieu des exercices, lancés lundi par les Gardiens de la Révolution Iraniens.
La durée de cette fermeture partielle du détroit n'a pas été précisée.
Vers 12H25 GMT (13H25 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, prenait 0,10% à 68,72 dollars, alors qu'il avait débuté la séance en baisse.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, gagnait 1,48% à 63,82 dollars.
Le blocage d'une partie du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% du pétrole mondial, "ne devrait pas changer les flux transportés, mais c'est probablement un moyen pour l'Iran de rappeler à Donald Trump que le pays possède aussi des leviers de négociations", souligne auprès de l'AFP, Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB.
Les deux pays ont renoué le dialogue le 6 février à Mascate, la capitale d'Oman, après une escalade de menaces de part et d'autre.
Au vu des premières discussions, "nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire Iranienne est devenue plus réaliste", a souligné lundi le porte-parole du ministère Iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, sur la télévision d'Etat.
Donald Trump a cependant mis la pression sur Téhéran en précisant qu'il participerait "indirectement" aux négociations.
"Ils veulent conclure un accord (...). Je ne pense pas qu'ils veuillent assumer les conséquences de ne pas conclure un accord", a affirmé le président américain, qui avait confirmé vendredi l'envoi "très bientôt" d'un deuxième porte-avions américain dans la région et dit qu'un renversement du régime "semble (être) la meilleure chose qui puisse arriver".
Mais la question qui subsiste est celle "des élections de mi-mandat aux États-Unis", en fin d'année 2026, note aussi John Evans, analyste chez PVM.
Selon lui, le président américain pourrait vouloir éviter une escalade militaire et "le risque d'un baril à 100 dollars", avant cette échéance électorale, et se montrerait donc plus enclin à des négociations avec Téhéran.
(c) AFP




