Le pétrole indécis, attentif aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis
Londres: Les cours du pétrole hésitent mardi, les investisseurs attendant l'issue de la deuxième série de pourparlers entre Téhéran et Washington qui débute à Genève pour prendre des positions plus tranchées.Les deux pays ennemis avaient renoué le dialogue le 6 février à Mascate, la capitale d'Oman, après une escalade de menaces de part et d'autre.
Au vu de ces premières discussions, "nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire Iranienne est devenue plus réaliste", a souligné lundi le porte-parole du ministère Iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, sur la télévision d'Etat.
"Ils veulent conclure un accord (...). Je ne pense pas qu'ils veuillent assumer les conséquences de ne pas conclure un accord", a affirmé le président américain.
Sur le marché pétrolier, la préoccupation prioritaire reste celle d'une escalade militaire qui couperait ou limiterait l'approvisionnement depuis le détroit d'Ormuz, par où transite environ 20% de la production mondiale d'or noir.
Conséquence, "nous devrions nous attendre à un marché pétrolier nerveux aujourd'hui, guidé par les gros titres", estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Vers 10H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, perdait 0,60% à 68,24 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, gagnait 0,81% à 63,40 dollars.
La différence de tendance entre les deux références du brut s'expliquerait par une faible liquidité sur le marché, qui a accru certains mouvements, entre un jour férié lundi aux États-Unis et le Nouvel An lunaire en Chine.
La question qui subsiste est celle "des élections de mi-mandat aux États-Unis", note aussi John Evans, analyste chez PVM.
Selon lui, le président américain pourrait vouloir éviter une escalade militaire et "le risque d'un baril à 100 dollars", avant cette échéance électorale.
D'autres pourparlers sont prévus à Genève mardi, entre les négociateurs russes, ukrainiens et américains, destinés à trouver une issue à quatre ans de combats en Ukraine.
Selon plusieurs analystes, la probabilité d'une issue rapide à ces négociations est toutefois faible. C'est pourquoi le marché pétrolier réagit davantage aux nouvelles concernant l'Iran.
(c) AFP





