Le pétrole suspendu aux négociations sur l'Iran et sur l'Ukraine
Londres: Les cours du pétrole bougent à peine lundi, les négociations géopolitiques sur le nucléaire iranien et sur l'Ukraine se poursuivant, tandis que des informations de presse laissent entrevoir une possible reprise des hausses de production de l'Opep+.Vers 10H25 GMT (11H25 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, perdait 0,15% à 67,65 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, cédait 0,21% à 62,76 dollars.
Pour se prononcer davantage, "le marché attendra des nouvelles" de ces négociations, affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.
Donald Trump a confirmé vendredi l'envoi "très bientôt" d'un deuxième porte-avions américain dans la région et dit qu'un renversement du régime "semble (être) la meilleure chose qui puisse arriver".
Mais selon M. Rasmussen, "le risque d'un conflit armé à court terme" est faible car le président américain, qui a promis à maintes reprises de faire baisser les prix de l'énergie, voudrait éviter une hausse des cours du pétrole provoquée par son administration l'année des élections de mi-mandat.
Une escalade militaire incontrôlée dans le Golfe, une région stratégique pour l'or noir, provoquerait une flambée des cours tandis qu'un accord enlèverait une partie de la prime de risque qui les fait déjà gonfler.
Le marché surveille également les discussions sur une résolution de la guerre en Ukraine.
Après ceux sur l'Iran, les deux envoyés de Washington devraient participer aux pourparlers entre la Russie et l'Ukraine à Genève, sous l'égide des États-Unis, "même si les perspectives d'une fin rapide à ce conflit qui dure depuis près de quatre ans semblent minces", tempèrent les analystes de DNB Carnegie.
Enfin, selon plusieurs médias américains, certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) estiment que le marché peut encaisser une nouvelle augmentation de leur production.
Le groupe a suspendu au premier trimestre ses ajouts de production, l'offre ayant été jugée trop abondante par les experts, et après de nombreuses hausses menées en 2025 qui avaient fait baisser les cours.
"Leur décision finale pourrait dépendre de (la décision) du président américain Donald Trump de lancer ou non une action militaire contre l'Iran", expliquent les analystes de DNB Carnegie.
(c) AFP





