Le pétrole cherche un nouvel équilibre face aux incertitudes sur l'Iran
Londres: Les cours du pétrole soufflent mardi, après avoir grimpé la veille en raison d'un appel à la prudence du service maritime du ministère des Transports américain aux navires commerciaux aux abords des côtes iraniennes, faisant craindre pour l'approvisionnement mondial.Lorsque les navires voyagent sous pavillon américain, il leur est ainsi "recommandé (...) de rester aussi loin que possible des eaux territoriales Iraniennes sans compromettre la sécurité de la navigation".
Si le document précise que la consigne n'est pas nouvelle, "il a servi à rappeler à quel point les risques peuvent être rapidement réévalués", affirme Ole R. Hvalbye, analyste chez Seb.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars cédait 0,17% à 64,25 dollars.
En cas d'escalade militaire entre Washington et Téhéran, "le scénario catastrophe serait que le détroit d'Ormuz soit bloqué", par où transite 20% de la production mondiale d'or noir, ajoute Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
C'est pourquoi les tensions et menaces entre les États-Unis et l'Iran continuent de soutenir les cours du brut, malgré des pourparlers qui ont eu lieu à Oman vendredi.
L'attention du marché se tourne désormais vers la rencontre entre le président américain et le Premier ministre israélien prévue mercredi.
En amont de cette visite, l'Iran a appelé mardi les États-Unis, à résister aux "influences destructrices" qui pourraient faire dérailler la reprise des pourparlers entre les deux pays, selon le ministère des Affaires étrangères.
Cependant, la hausse des prix du brut pourrait "inciter les États-Unis à rechercher une issue négociée" avec l'Iran, estime M. Hvalbye.
Selon les analystes, Donald Trump qui a plusieurs fois promis des prix du pétrole bas pourrait vouloir éviter une flambée de l'or noir, notamment avant les élections de mi-mandat fin 2026.
Par ailleurs, les récents incidents de production dans des champs pétroliers au Kazakhstan et les problèmes liés aux tempêtes hivernales aux États-Unis "s'estompent peu à peu et l'approvisionnement devrait revenir à la normale", rappelle l'analyste de Seb, ce qui pourrait encourager une baisse des cours si le risque géopolitique disparaît.
(c) AFP







