Le pétrole incertain après les discussions entre l'Iran et les Etats-Unis
Londres: Les prix du pétrole hésitent lundi, le marché jaugeant encore le risque réel sur l'approvisionnement d'or noir iranien, alors que Téhéran et Washington ont affirmé vouloir poursuivre leurs discussions après de premiers pourparlers vendredi.Vers 10H35 GMT (11H35 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, grappillait 0,01% à 68,06 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, prenait 0,03% à 63,57 dollars.
Le chef de la diplomatie Iranienne, Abbas Araghchi, avait aussi dit être convenu avec Washington de la poursuite des discussions.
Dimanche, il s'est néanmoins interrogé sur le "sérieux" des États-Unis à "mener de véritables négociations", Téhéran excluant de renoncer à l'enrichissement d'uranium "même en cas de guerre" contre les États-Unis.
Et tandis que l'Iran ne souhaite discuter que de son programme nucléaire, les États-Unis exigent un accord plus large incluant la limitation des capacités balistiques et l'arrêt de son soutien à des groupes armés hostiles à Israël.
"Les spéculateurs restent nerveux (...) compte tenu de l'incertitude persistante", expliquent les analystes d'ING.
"Il est difficile d'évaluer l'avancement réel des négociations", ajoute Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Pourtant à l'approche des élections de mi-mandat prévues fin 2026, le président américain, qui a promis à de nombreuses reprises des prix du pétrole bas, pourrait vouloir éviter "une escalade incontrôlable, avec une possible perturbation à grande échelle des exportations de pétrole par le détroit d'Ormuz", où transite environ 20% de la production mondiale de pétrole, ajoute Bjarne Schieldrop de SEB.
Selon l'analyste, ce scénario d'une escalade incontrôlée, qui ferait bondir les cours de l'or noir, est donc "très peu probable".
Par ailleurs, l'affirmation du président américain selon laquelle l'Inde avait accepté d'arrêter d'acheter du pétrole russe "s'avère n'avoir que peu de substance, puisque l'Inde n'a rien accepté de tel par écrit", souligne M. Schieldrop.
"Si l'Inde avait accepté de ne pas acheter de pétrole brut russe, le marché des barils légaux aurait été plus tendu", précise-t-il.
Mais le sentiment du marché dans son ensemble est un peu moins baissier qu'auparavant, avec un surplus d'offre revu à la baisse car "tout porte à croire qu'une grande partie de l'offre excédentaire continuera d'être absorbée par les achats stratégiques" de la Chine pour alimenter ses réserves, estime Arne Lohmann Rasmussen.
(c) AFP






