Recul des cours du pétrole avant les pourparlers entre Washington et Téhéran
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi, à la veille de discussions très attendues entre les Etats-Unis et l'Iran, le marché soupesant le risque sur l'approvisionnement de brut en provenance du Golfe Persique.Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, a perdu 2,75% à 67,55 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, a cédé 2,84% à 63,29 dollars.
Ils interviennent après la sanglante répression par le pouvoir Iranien du vaste mouvement de contestation de début janvier - qui a fait des milliers de morts selon les défenseurs des droits - et des volées d'échanges de propos bellicistes entre Washington et Téhéran.
Le marché pétrolier est resté à cran, fluctuant à chaque changement de ton.
Mercredi, un article de presse et des propos du chef de la diplomatie américaine, ont jeté le doute sur la tenue de ces discussions et fait bondir les prix du brut avant que les deux parties confirment qu'un échange était bien prévu.
"Malgré certains progrès diplomatiques, des frappes américaines contre l'Iran restent probables", ce qui maintient une prime de risque dans les cours, jugent les analystes d'Eurasia Group.
Pour Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management, le marché va rester très nerveux: "toute nouvelle activité Iranienne, dans le détroit d'Ormuz en particulier, étant susceptible de créer de la volatilité".
L'Iran est un producteur important de pétrole, mais la principale crainte du marché est l'hypothèse d'un blocage par Téhéran de ce détroit, passage étroit lequel transite environ 20% de la production mondiale de brut.
Reste que la hausse des cours depuis le début d'année résulte "des variations de la prime de risque géopolitique, plutôt que d'une perturbation physique des exportations Iraniennes ou du flux de pétrole à travers le détroit d'Ormuz", soulignent les experts d'Eurasia Group.
A ce titre, "une désescalade" entre Washington et Téhéran "ferait rapidement baisser" les prix, assurent-ils.
(c) AFP
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