Le pétrole continue de scruter le niveau de production au Kazakhstan
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont à nouveau progressé mercredi, toujours poussés par des problèmes sur les infrastructures énergétiques au Kazakhstan qui ont perturbé la production en or noir du pays.Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en mars, a pris 0,49% à 65,24 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 0,46% à 60,62 dollars.
"Cette hausse a été soutenue par l'arrêt de la production dans les champs pétroliers de Tengiz et Korolev au Kazakhstan, où les perturbations pourraient durer jusqu'à dix jours en raison de problèmes d'alimentation électrique", souligne David Morrison, de Trade Nation.
Le secteur pétrolier kazakh est déjà sous tension depuis plusieurs mois en raison des attaques ukrainiennes sur les infrastructures russes, dont dépend Astana pour exporter ses hydrocarbures.
Au total, ce sont donc "jusqu'à 900.000 barils par jour (bpj), soit l'équivalent de la production totale du Venezuela" qui sont affectés par ces perturbations, soulignent les analystes d'Eurasia Group.
Selon eux, "les risques d'escalade en Iran" maintiendront aussi "les cours à un niveau élevé".
Donald Trump a encore haussé le ton mardi contre Téhéran, assurant avoir "donné des ordres très clairs" pour "rayer" l'Iran de la carte "si quoi que ce soit arrive", après avoir menacé à plusieurs reprises d'intervenir militairement face à la violente répression du récent mouvement de contestation.
Dans ce contexte, la publication du rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) mercredi est passée en arrière-plan.
L'AIE prévoit encore un excès d'offre mais améliore ses perspectives de demande en mettant en avant l'apaisement des tensions commerciales (avant la nouvelle escalade liée au Groenland) pour expliquer une croissance de la demande supérieure en 2026 à celle de 2025.
La demande mondiale d'or noir devrait augmenter en moyenne de 930.000 barils par jour (930 kb/j) en 2026, contre une hausse de 850 kb/j en 2025, selon l'Agence de l'énergie de l'OCDE.
(c) AFP
Voir 





