Les cours du pétrole chutent, le marché rassuré par des déclarations de Trump
Londres: Les cours du brut dévissent jeudi, le marché ayant revu à la baisse l'éventualité d'une action militaire américaine en Iran après une déclaration de Donald Trump affirmant que "les tueries" en Iran "avaient pris fin".Vers 10H00 GMT (11H00 à Paris), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en mars, perdait 4,42% à 63,58 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, tombait de 4,47% à 59,25 dollars.
Interrogé par un journaliste de l'AFP pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: "On observera ça et on verra quelle est la suite."
"Donald Trump semble avoir renoncé à une intervention militaire" en Iran, selon Derren Nathan de Hargreaves Lansdown.
"Les prévisions d'un excédent pétrolier restant élevées cette année, les gains liés à la spéculation pourraient rapidement s'inverser", explique l'analyste.
En effet, sans facteur de risque géopolitique pour faire gonfler le cours du baril, la tendance du marché est baissière.
Selon le dernier rapport de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), la croissance de la production mondiale de pétrole dépasse celle de la demande et continuera à entraîner une forte augmentation des stocks d'or noir dans les prochains mois.
De plus, les stocks commerciaux de pétrole brut ont augmenté la semaine dernière aux États-Unis, contrairement aux attentes qui misaient sur un repli, selon des chiffres de l'EIA. Ce qui est généralement perçu comme un facteur baissier pour le pétrole, car cette hausse des réserves peut indiquer une demande moins forte que prévu.
Durant la période de sept jours achevée le 9 janvier, ces réserves ont progressé de 3,4 millions de barils, alors que les analystes anticipaient au contraire une baisse d'environ 1,7 million de barils.
Cependant, le marché pétrolier "va naturellement observer attentivement si la répression brutale des manifestants a réellement cessé en Iran", estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk.
"Je m'attends à ce que le marché reste très nerveux à l'approche du week-end", affirme l'analyste.
(c) AFP






