Le pétrole poussé par le risque géopolitique en Iran
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont nettement progressé vendredi, soutenus pour la deuxième séance d'affilée par les manifestations en Iran et la crainte d'une rupture en approvisionnement d'or noir du pays.Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en mars, a pris 2,18% à 63,34 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, a gagné 2,36% à 59,12 dollars, au plus haut depuis un mois.
Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d'autres blessés à travers l'Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.
"La situation s'aggrave et constitue une menace pour l'approvisionnement" mondial, assure auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.
L'Iran est un producteur important de pétrole, avec environ 3,2 millions de barils par jour, selon les dernières données disponibles publiées par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Une perturbation, même partielle, de la production du pays ou de ses exportations serait nettement ressentie sur l'offre mondiale.
"Et puis le tir d'un missile balistique par la Russie contre l'Ukraine constitue une nouvelle escalade dans le conflit", ajoute M. Kilduff.
Ainsi, "tout espoir de voir les barils russes revenir sur le marché est clairement repoussé", selon l'analyste.
Cette accumulation de facteurs géopolitiques remonte la prime de risque sur le marché "et fait donc grimper les prix", remarque-t-il.
En parallèle, "il y a un manque total de clarté autour du Venezuela" qui laisse les opérateurs sur la touche, d'après John Kilduff.
Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau social Truth Social qu'"au moins 100 milliards de dollars" seront investis au Venezuela par les compagnies pétrolières américaines après la récente intervention militaire des États-Unis dans le pays.
"Il y a du pétrole à exploiter" mais pour le moment le marché "ne reçoit pas de nouvel approvisionnement" en provenance de Caracas, relève John Kilduff.
L'ajout de nouveaux barils pourrait faire baisser les cours du pétrole, néanmoins toute augmentation significative de la production au Venezuela devrait prendre plusieurs années, selon les analystes.
(c) AFP
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