Le pétrole baisse avec la pression de Donald Trump sur le Venezuela
Londres: Les cours du pétrole baissent un peu mercredi, après les déclarations de Donald Trump mardi affirmant que le Venezuela allait "remettre" jusqu'à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, et de nouvelles avancées dans les négociations sur l'Ukraine.Vers 10H40 GMT (11H40 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en mars, perdait 0,44% à 60,43 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, lâchait 0,75% à 56,70 dollars.
Le président américain a précisé que le pétrole, saisi à partir de navires de stockage et acheminé directement aux États-Unis, serait vendu au prix du marché.
"L'argent sera contrôlé par moi, président des États-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des États-Unis", a-t-il aussi certifié.
Ces potentiels barils supplémentaires de brut en vente sur le marché s'ajouteraient à une offre d'or noir déjà jugée en excédent par rapport à la demande.
L'opinion qui s'impose est que la production de brut du Venezuela "pourrait commencer à croître progressivement, grâce au retour des compagnies pétrolières américaines dans le pays", affirme Tamas Varga, analyste chez PVM.
Néanmoins, si le but de Washington est d'exploiter bien plus intensément les immenses ressources pétrolières du Venezuela, les investissements requis sont énormes et avant que la production vénézuélienne ne double, "on parle de 5 à 10 ans", tempère Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Autre facteur baissier, Kiev poursuit ses discussions avec les émissaires américains à Paris en vue d'un cessez-le-feu en Ukraine, encore lointain avec la Russie, après s'être accordé la veille, aux côtés des Européens, sur un ensemble de garanties de sécurité pour l'Ukraine.
"Cela a peut-être rapproché un peu la perspective de la paix en Ukraine", estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Un accord entre Kiev et Moscou pourrait faciliter les exportations de pétrole de la Russie, troisième producteur et deuxième exportateur de brut au monde, avec une probable levée des sanctions américaines qui en résulterait selon plusieurs analystes.
C'est pourquoi tout signal politique allant dans le sens d'une avancée des négociations est un facteur de baisse des cours.
Le marché pétrolier reste à l'affût des nombreux risques géopolitiques qui pourraient faire grimper les cours rapidement, au Venezuela, en Russie, ou même en Iran après des récentes menaces de Donald Trump contre le régime de Téhéran.






