Le pétrole stable sans attente de changement rapide de la production au Venezuela
Londres: Les cours du pétrole restent presque inchangés mardi après l'intervention militaire américaine au Venezuela, car de nombreuses incertitudes sur la gouvernance du pays persistent et toute hausse de production significative pourrait prendre des années.Vers 11H10 GMT (12H10 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en mars, prenait 0,42% à 62,02 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, gagnait 0,34% à 58,52 dollars.
Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim du Venezuela lundi après avoir prêté serment devant l'Assemblée nationale.
Pourtant Donald Trump affirme que les États-Unis vont "diriger" le Venezuela après en avoir capturé le président Nicolas Maduro.
Il faudra attendre de savoir si "le régime de Maduro au pouvoir au Venezuela acceptera sa propre éviction ou y résistera", estime Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.
Le but de Washington est d'exploiter bien plus intensément les immenses ressources pétrolières du Venezuela, et une augmentation de la production est normalement un facteur baissier.
Le contexte explique la réaction initiale à la baisse du marché lundi à l'ouverture, mais les prix sont ensuite remontés.
Les investissements requis sont énormes selon les experts, et la composition du pétrole sur place fait qu'il est moins facile à raffiner et moins précieux que celui d'Arabie saoudite par exemple.
Selon Rystad Energy, "seuls 300.000 barils par jour pourront être ajoutés" à la production actuelle du Venezuela "au cours des deux à trois prochaines années avec des dépenses modérées".
Dépasser ce niveau "nécessiterait un investissement stable de 8 à 9 milliards de dollars par an entre 2026 et 2040, en plus des besoins en capitaux pour maintenir le niveau actuel" de production, d'après la société d'analyse.
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Par ailleurs, "la réaction du marché a été incohérente" jusqu'à présent, souligne M. Varga.
D'un côté, il note que "les actions des grandes compagnies pétrolières et des sociétés de services américaines ont bondi, laissant présager une augmentation de la production pétrolière du pays".
Mais de l'autre, il relève que les prix stables du brut suggèrent des doutes sur la capacité de hausse de la production à moyen terme.
(c) AFP






