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Le pétrole au plus bas depuis 4 mois, mais la baisse ralentit

cours du petroleCours de clôture: Les cours du pétrole sont tombés à leur plus bas niveau depuis quatre mois mardi, toujours crispés par la perspective d'une hausse progressive de la production de l'Opep+ dès l'automne, avant de se reprendre légèrement en fin de séance.
Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en août a encore lâché 1,07%, pour clôturer à 77,52 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) américain avec échéance en juillet a lui cédé 1,30%, à 73,25 dollars.

Après un plongeon, lundi, la séance avait encore très mal démarré pour l'or noir, le Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. abandonnant de nouveau jusqu'à 2% et le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. encore davantage (-2,34%).

Le marché restait sonné par la communication de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses alliés de l'accord OPEP+, dimanche.

Si le cartel s'est engagé à reconduire certains objectifs de production réduits ainsi qu'une partie des coupes volontaires, il a annoncé qu'il allait progressivement revenir sur la dernière vague à partir d'octobre.

Les huit pays à l'origine de cette dernière salve vont augmenter graduellement leurs volumes jusqu'à les relever, au total, de 2,2 millions de barils par jour d'ici l'automne 2025.

"Ils ont fait une vraie erreur stratégique en publiant leurs objectifs" chiffrés, selon Andrew Lebow, de Commodity Research Group, pour qui le groupe aurait dû se montrer plus vague pour se laisser des marges de manoeuvre.


"C'est un changement de formulation par rapport aux précédentes communications", souligne Carsten Fritsch, de Commerzbank, dans une note. "Jusqu'ici, la hausse de production n'était censée intervenir que si les conditions de marché le permettaient. Cette fois-ci, l'OPEP+ semble plus déterminée à revenir sur ses coupes."

Les initiatives du cartel interviennent dans un contexte de ralentissement de l'économie américaine, illustré par une série de mauvais indicateurs ces derniers jours, qui augurent mal de la demande d'or noir.

Dans le même temps, malgré un appétit modéré pour les produits pétroliers, les raffineries tournent à plein régime. "Elles produisent trop", estime Andrew Lebow.

En fin de séance, les cours se sont néanmoins redressés, un mouvement qui pourrait tenir à des achats de couverture par des opérateurs spéculatifs positionnés à la baisse, selon Andrew Lebow.

Dans une note, RBC relativise la portée des annonces de l'OPEP+, rappelant que "son intention a toujours été de progressivement relever la production et pas de déstabiliser le marché en l'abreuvant".

"Je ne vois pas l'OPEP ouvrir le robinet aveuglément sans évaluer le risque de submerger le marché", abonde Bart Melek, de TD Securities.

Un tel scénario "pourrait faire encore baisser les prix de 10 à 20 dollars (le baril) et amputer les revenus" des membres du cartel, dit-il, notamment la Russie et "rendre difficile le financement de la guerre contre l'Ukraine".

(c) AFP

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