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Le pétrole toujours plombé par le report de la réunion de l'Opep+

cours du pétroleNew York: Les prix du pétrole accéléraient leurs pertes jeudi, lestés par report de la réunion de l'alliance OPEP+, alimentant les rumeurs de discorde entre ses membres et laissant planer le doute sur le maintien des réductions volontaires de production de l'Arabie saoudite.
Vers 15H30 GMT (16H30 HEC), le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en janvier, perdait 1,46% à 80,76 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, baissait de 1,52% à 75,93 dollars.

OPEP+
Les cours continuent de réagir à l'annonce du report au 30 novembre de la réunion ministérielle des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses alliés de l'accord OPEP+, initialement prévue dimanche.

"Le marché prend cela comme un signe de de désaccord" entre les pays producteurs du groupe, commentent les analystes d'Energi Danmark.

La réunion se tiendra par visioconférence, a précisé l'alliance dans un communiqué publié jeudi.

Deux sources ont indiqué à l'AFP que le report était lié à des divergences au sein du cartel, notamment des "désaccords entre (l'Arabie saoudite) et des pays africains au niveau des quotas" de production.

Les analystes de DNB attribuent aussi l'ajournement de la réunion à "l'insatisfaction de l'Angola et du Nigeria concernant les changements de quotas".

"Avec l'augmentation de la production américaine et hors OPEP, il n'est pas surprenant que les producteurs (de l'alliance) veuillent pomper plus de pétrole, et non réduire la production, de peur de perdre ne serait-ce qu'une infime partie de leur part de marché", explique à l'AFP Stephen Innes, analyste chez SPI AM.


🇸🇦 L'Arabie saoudite supporte par ailleurs la plus grosse partie des réductions de production de l'OPEP+, en décidant de réduire sa production d'un million de barils par jour en marge de la dernière réunion ministérielle du groupe, en juin dernier. Une réduction ensuite prolongée mensuellement jusqu'à septembre, puis jusqu'à la fin de l'année.

🇷🇺 Emboîtant le pas à l'Arabie saoudite, la Russie avait également annoncé une réduction plus modeste de son offre, aussi prolongée jusqu'à fin 2023.

Ces réductions complètent les baisses instaurées depuis début mai et en vigueur jusqu'à fin 2024 décidées par neuf producteurs, dont Ryad, Moscou, Bagdad ou encore Dubaï, pour un total de 1,6 million de barils quotidiens.

Les Saoudiens ont donc besoin d'un autre membre pour participer aux réductions de production "et il semble que les négociations ne soient pas faciles", souligne Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.

"L'Arabie saoudite a l'habitude d'abandonner son rôle de "swing producer", un rôle crucial qui consiste à équilibrer les marchés pétroliers mondiaux en ajustant ses niveaux de production pour stabiliser les prix", met en garde l'analyste.

En mars 2020 par exemple, l'alliance avait déjà vacillé, quand la Russie avait refusé de tailler dans sa production pour soutenir des cours tirés vers l'abîme par l'épidémie de coronavirus.

Furieuse, l'Arabie saoudite avait alors inondé le marché d'or noir en portant ses exportations pétrolières à un niveau record, précipitant les cours sous les 50 dollars. Un niveau qu'ils avaient mis huit mois à retrouver, d'autant que les confinements face à la pandémie de coronavirus avaient entre temps fait s'effondrer brièvement les cours en territoire négatif.

"Si l'Arabie saoudite n'obtient pas le soutien dont elle a besoin de la part des autres pays producteurs après tous les efforts unilatéraux qu'elle a déployés, elle sera naturellement tentée" de ne pas renforcer ses réductions de production, voire même de les abandonner, affirme Mme Ozkardeskaya.

(c) AFP

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