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Le pétrole retombe sous 70 dollars, l'Opep+ "surveille"

cours de clôture du pétroleLondres: Les cours du brut sont brièvement repassés sous 70 dollars le baril mercredi pour la première fois depuis les baisses de production de l'Opep+, qui n'a pas réussi durablement à les faire remonter.
L'un des chefs de file du groupe de pays exportateurs, le vice-Premier ministre russe en charge de l'Energie Alexandre Novak, a réagi sans tarder en indiquant "surveiller" le marché.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en juin, a abandonné 4,27% à 68,60 dollars, après avoir dévissé de plus de 5%. Son équivalent européen, le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juillet, a perdu 4,14% à 72,32 dollars.

Depuis la clôture de vendredi, le Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. a perdu près de 10% et le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. a dévissé de 11,50%.

Les deux références mondiales du brut ont ainsi largement perdu leurs gains liés aux réductions volontaires de production de certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+).

En mars, ils étaient tombés à jusqu'à près de 64 dollars le baril.

Le passage à vide actuel des cours risque de frustrer le cartel "si peu de temps après" l'annonce de "leurs baisses de production", avance Craig Erlam, analyste pour Oanda.

Si les pays membres ont nié par le passé être guidés par les prix, pour l'analyste, "ce n'est pas tout à fait vrai".

Les coupes, annoncées début avril et effectives dès mai jusqu'à la fin de l'année 2023, avaient en effet été interprétées par de nombreux analystes comme une volonté de l'alliance de défendre une limite basse de 80 dollars le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole..

"Nous surveillerons le marché. Nous surveillerons la situation", a déclaré Alexandre Novak, selon les agences de presse russes.

"Nous devons comprendre les raisons, les perspectives. Comment cela va-t-il évoluer?", a-t-il répondu à propos de la situation des prix, dont la chute pourrait n'être que de "court-terme".

"Le groupe sera-t-il tenté d'organiser une réunion d'urgence ou attendra-t-il de voir comment la situation évolue?", s'interroge M. Erlam.

Selon l'analyste, une nouvelle intervention du groupe de pays exportateurs dissuaderait sans doute les investisseurs de vendre car ils sauraient que le cartel risque d'intervenir encore.


⤵ Craintes de récession persistantes

Même la baisse des réserves commerciales américaines de pétrole brut n'a pas permis aux cours de remonter, l'anxiété concernant la santé des banques régionales américaines, et les craintes plus globales de récession l'emportant.

Les autorités et acteurs du secteur bancaire espéraient que le rachat de First Republic par JPMorgan lundi sonnerait, au moins temporairement, la fin des remous dans le monde de la finance mais les banques régionales restent sous pression à Wall Street.

"Les inquiétudes concernant le secteur bancaire américain ont refait surface à la suite de la deuxième plus grande faillite bancaire aux États-Unis depuis la crise de 2008", explique Stephen Brennock, analyste de PVM Energy. "Les actions des banques régionales ont été mises à mal en raison des craintes de contagion".

Dans le même temps, la banque centrale américaine a encore relevé mercredi ses taux d'un quart de point de pourcentage, la 10e hausse d'affilée. La politique monétaire est désormais "restrictive" car l'inflation "ne va pas baisser rapidement", a reconnu le président de la Fed Jerome Powell.

Mais la Fed s'autorise désormais la flexibilité de considérer au fil des prochaines réunions l'impact sur l'économie des hausses passées et celui du resserrement du crédit provoqué par les difficultés bancaires avant de prendre d'autres décisions.

Et même si une pause des hausses n'a pas été formellement envisagée à cette réunion, selon M. Powell, il a souligné que le langage du communiqué avait changé de ton. La Fed n'indique plus qu'elle anticipe des hausses supplémentaires: "on a ôté cette partie. C'est un changement significatif", a précisé Jerome Powell.

Les marchés craignent que cette politique monétaire stricte pèse sur la première économie mondiale en renchérissant le coût du crédit pour les ménages et pour les entreprises. De quoi accentuer les risques de récession, et donc de baisse de la demande de pétrole. Pour M. Powell, une récession peut encore "être évitée" ou être "légère".

"S'il existe un actif mondial dont on peut dire qu'il est particulièrement sensible aux craintes de récession, c'est bien le pétrole", affirme Jameel Ahmad, analyste chez CompareBroker.io.

(c) AFP

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