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Le pétrole poursuit son repli jeudi

cours du petroleParis: Les cours du pétrole poursuivaient leur repli jeudi, après avoir fléchi la veille suite à la chute mardi soir d'un missile en Pologne, finalement attribuée à la défense antiaérienne ukrainienne par plusieurs responsables. L'affaiblissement des perspectives de la demande reprenait le dessus, après l'apaisement relatif des tensions géopolitiques, les investisseurs s'inquiétant à nouveau de la morosité des perspectives économiques.
Peu avant 08h00, le baril Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en janvier abandonnait 0,60% à 92,30 dollars, après avoir cédé plus de 1% la veille au soir à 92,86 dollars. Quant aux 159 litres de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) américain, pour livraison en décembre, ils se négociaient à 84,89 dollars, en baisse de 0,81%, après avoir chuté de 1,53% à 85,59 dollars mercredi en soirée.

Après la chute mardi soir d'un missile dans un village polonais proche de frontière ukrainienne, le président de la Pologne, Andrzej Duda, a jugé mercredi "hautement probable" qu'il s'agisse d'un projectile utilisé par l'Ukraine comme défense antiaérienne contre les attaques russes. Un scénario par la suite validé par l'Otan et la Maison Blanche.

Ces éclaircissements ont sans doute déclenché des ventes sur le marché de l'or noir, a expliqué Andrew Lebow, de Commodity Research Group, même si le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mercredi que le missile était russe. Les négociants sont en revanche restés de marbre face à l'annonce que les stocks commerciaux de brut américains avaient diminué beaucoup plus que prévu la semaine dernière, soit de 5,4 millions de barils, contre 1,9 million attendu.

"J'imaginais le marché faire mieux que ça" et se reprendre après cette publication, théoriquement de nature à soutenir les cours car elle témoigne d'un appétit renforcé pour le brut américain, a réagi Andrew Lebow. Mais le rapport a également montré un ralentissement de la demande d'essence, de gazole et de fioul domestique aux États-Unis, ainsi qu'une hausse des stocks correspondants.

Ces signaux d'une demande molle de produits raffinés "ont pris le dessus", selon Andrew Lebow, dans un contexte d'appréhension quant à un possible ralentissement de la demande mondiale, sur fond de conjoncture économique dégradée. "Le marché se concentre sur les éléments qui poussent à la baisse, comme les mauvaises données macroéconomiques en Chine et la demande", a estimé Matt Smith, de Kpler, interrogé par l'AFP.

⤵ Récession attendue aux États-Unis

la banque JPMorgan a averti que les États-Unis entreront en légère récession l'année prochaine en raison de la hausse rapide des taux. La Chine pour sa part continue à se débattre avec l'augmentation des cas de Covid, qui assombrit les perspectives de la demande du plus grand importateur mondial d'or noir.

Du côté de l'offre, les flux dans l'oléoduc Druzhba, qui achemine le pétrole russe vers la Hongrie, ont repris après une brève panne d'électricité. Mais la prudence reste de mise quant aux perspectives d'approvisionnement, l'Union européenne devant interdire dès le mois prochain les flux de brut russe, tandis que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) devrait maintenir une offre serrée.


L'annonce qu'un pétrolier avait été touché mardi par un projectile, attribué à l'Iran par Washington, au large de la côte d'Oman, n'a pas davantage aidé les cours à se raffermir. Pour Andrew Lebow, le marché pourrait aussi pâtir d'un retrait d'opérateurs spéculatifs, qui s'étaient massivement positionnés à la hausse depuis plusieurs semaines, mais se sont lassés d'attendre un envolée qui n'est jamais venue.

(c) AFP

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