A+ A A-

L'incertitude économique fait encore baisser le pétrole, Biden se démultiplie

cours du petroleCours de clôture: Les cours du pétrole ont encore reculé jeudi, toujours plombés par les craintes d'une récession, qui asphyxierait la demande, mais les contraintes persistent sur l'offre, malgré les appels du président américain Joe Biden aux producteurs et raffineurs.
Le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en août, a abandonné 1,51%, pour clôturer à 110,05 dollars.

Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) américain, avec échéance en août également, il a lui perdu 1,80%, à 104,27 dollars.

"Le marché s'inquiète des déclarations (du président de la banque centrale américaine Jerome) Powell et redoute de tomber en récession, ce qui pèserait sur la demande", a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le responsable de la Réserve fédérale américaine, qui était auditionné jeudi par la commission des finances de la Chambre des représentants, a répété que sa priorité restait la lutte contre l'inflation. "Il va nous falloir des preuves qu'elle redescend vraiment avant de pouvoir déclarer +mission accomplie+", a déclaré Jerome Powell.

Pour Edward Moya, d'Oanda, les opérateurs ont aussi été confortés dans l'idée qu'un fort ralentissement économique est à l'oeuvre par plusieurs mauvais indicateurs, notamment les indices d'activité économique PMI en zone euro et aux États-Unis.

Pour lui, ces chiffres "confirment que la contraction de la demande est à l'oeuvre".

Fait rare, en proie à des problèmes techniques, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a annoncé qu'elle ne publierait pas, cette semaine, l'état hebdomadaire des stocks américains de pétrole et les chiffres de demande, qui auraient renseigné sur le niveau de la consommation actuelle.


Mercredi, la fédération du secteur pétrolier API avait fait état d'une hausse de 5,6 millions de barils la semaine dernière, une surprise car les analystes tablaient sur une baisse d'environ 1,5 million de barils, ce qui signalerait une baisse de l'appétit des Américains pour les produits pétroliers.

Côté offre, la ministre de l'Énergie du gouvernement Biden, Jennifer Granholm, a rencontré jeudi les principaux dirigeants du secteur du raffinage afin d'évoquer les moyens d'augmenter leurs capacités avec, pour objectif, de faire descendre le prix de l'essence.

L'API a fait état d'une rencontre "constructive", mais qui s'est conclue sans annonce concrète. Selon un communiqué du ministère de l'Énergie, Mme Granholm "a indiqué clairement que le gouvernement considérait comme impératif" l'augmentation de l'offre de produits raffinés, notamment l'essence.

Par ailleurs, selon plusieurs médias, la proposition de Joe Biden de lever, temporairement, la taxe fédérale sur l'essence et le gasoil, ne disposait pas de soutiens suffisants pour être adoptée au Congrès, point de passage obligé.

Sur le marché du gaz naturel, la journée de jeudi a encore souligné le contraste entre un marché américain ou l'offre est surabondante du fait de l'arrêt d'un important terminal gazier au Texas, et l'Europe, sous forte pression car dépendante du gaz russe.

Le principal contrat à terme américain a ainsi reculé de 9%, quand le contrat de référence européen TTF a lui gagné plus de 3%.

L'Allemagne a activé jeudi le "niveau d'alerte" de son plan d'urgence pour garantir son approvisionnement en gaz.

Les autorités allemandes avaient déjà annoncé qu'elles utiliseraient, pour assurer les besoins du pays en énergie, des centrales à charbon dites de "réserve".

Jeudi, le contrat de référence sur le charbon européen, l'API2 de Rotterdam, a pris 1,3%, à 350 dollars la tonne, au plus haut depuis début mars.

(c) AFP


Commenter L'incertitude économique fait encore baisser le pétrole, Biden se démultiplie



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 01 mai 2026 à 21:28

    Le pétrole glisse avec l'espoir de nouvelles négociations US…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en recul vendredi, un regain d'optimisme secouant le marché après que l'Iran a...

    vendredi 01 mai 2026 à 16:58

    Pétrole: le baril américain perd plus de 5% après la nouvell…

    Londres: Les cours du pétrole chutent vendredi avec un regain d'optimisme du marché, l'Iran ayant soumis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant...

    vendredi 01 mai 2026 à 15:32

    Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue…

    Téhéran: Les cours du pétrole tombent dans le rouge vendredi, après que l'Iran a présenté une nouvelle offre en vue de la...

    vendredi 01 mai 2026 à 14:40

    Chevron: bénéfice net chute de presque 37% au 1er trimestre

    New York: Le groupe pétrolier américain Chevron a annoncé, vendredi, un bénéfice net en chute de 36,86% au premier trimestre, affecté surtout...

    vendredi 01 mai 2026 à 14:21

    🇮🇷 Les pays du Golfe peuvent-ils se passer du détroit d'Ormu…

    Abou Dhabi (Emirats arabes unis): Face au blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, les monarchies du Golfe repensent leurs routes pétrolières et...

    vendredi 01 mai 2026 à 13:33

    ExxonMobil: le bénéfice net chute de 45% au 1er trimestre

    New York: Le géant américain ExxonMobil a annoncé vendredi un bénéfice net au premier trimestre inférieur de 45,78% sur un an, plombé...

    vendredi 01 mai 2026 à 11:27

    Le pétrole en petite hausse, toujours plus pessimiste sur Or…

    Londres: Les cours du pétrole se stabilisent vendredi, légèrement à la hausse avec le blocage du détroit d'Ormuz qui se poursuit, après...

    jeudi 30 avril 2026 à 21:36

    Recul des cours du pétrole, le marché particulièrement fébri…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi, après une forte remontée en début de séance, un nouveau...

    jeudi 30 avril 2026 à 19:45

    Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réa…

    Paris: La transition vers les énergies renouvelables sera une priorité du sommet annuel sur le climat de l'ONU en novembre, dit dans...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Mercredi 29 avril 2026 En fin d'après-midi les prix du baril de pétrole s'envolaient: le cours du Brent flambait autour de 119 $/baril (~ +7 %) et le WTI suivait autour des 106 $/baril (~ +6 %), dopés par la crainte d'un blocus prolongé du détroit d'Ormuz et les tensions avec l'Iran, malgré un record d’exportations américaines de pétrole à 6,4 millions de barils/jour.

    🇫🇷 Certificats d'économie d'énergie au 1ᵉʳ janvier 2026 : quel impact sur le prix des carburants et du fioul ?

    Le vendredi 28 novembre 2025

    Paris: À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la nouvelle période des Certificats d'économie d'énergie (CEE) va alourdir le prix des carburants et du fioul : découvrez l'impact concret sur votre facture.

    Lire la suite

    🇺🇸 Face à la flambée du pétrole, Trump n'a pas beaucoup de leviers

    Le lundi 09 mars 2026

    New York: Grand promoteur des hydrocarbures, élu entre autres sur la promesse d'une essence bon marché, Trump promet désormais aux Américains que la flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient ne sera qu'un court et mauvais moment à passer.

    Lire la suite

    🔎 Qu'est-ce que l'OPEP+ et son impact sur les prix du baril ?

    Le vendredi 24 mai 2024

    Vienne: L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, dont la Russie, sont connus collectivement sous le nom d'OPEP+ et se réuniront le 2 juin pour discuter de leur politique commune de production de pétrole.

    Lire la suite