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Le bénéfice trimestriel de Shell dopé par la flambée des cours

cours du petroleLondres: Le géant pétrolier britannique Shell a publié jeudi un bénéfice net part du groupe en hausse de 26% au premier trimestre, à 7,1 milliards de dollars (6,9 milliards de francs), grâce à la flambée des cours des hydrocarbures.
Son chiffre d'affaires a lui augmenté de 51% au premier trimestre, grimpant à 84,2 milliards de dollars.

Le résultat pâtit cependant d'une charge après-impôts de 3,9 milliards de dollars liée au retrait progressif des activités de pétrole et gaz en Russie, bien moins élevée cependant que celle passée par son rival BP.

Ce dernier a enregistré une perte nette historique de 20,4 milliards de dollars au premier trimestre, même si, hors cette charge liée à la sortie d'une part de près de 20% dans le géant pétrolier russe Rosneft à la suite de l'invasion russe en Ukraine, il a encaissé un bénéfice trimestriel record depuis la crise financière.

"La guerre en Ukraine (...) a causé des perturbations importantes des marchés mondiaux et a montré qu'une énergie sûre, fiable et abordable ne peut être considérée comme garantie", a commenté jeudi le directeur général Ben van Beurden, cité dans un communiqué.

"Générer de la valeur à travers de solides résultats et maintenir un bilan sain, tout en continuant à mener notre stratégie avec discipline, est crucial pour que Shell puisse jouer un rôle déterminant dans la transition" climatique et "contribuer à la sécurité des ressources énergétiques", a-t-il ajouté.

Le directeur général a mis en avant un programme de rachat d'actions de 8,5 milliards de dollars et la réduction de la dette à 48,5 milliards de dollars, contre 52,6 milliards fin 2021.

Retrait de Russie


Début avril, Shell avait prévenu que son retrait d'activités en Russie, dans la foulée de l'invasion russe de l'Ukraine, allait entraîner 4 à 5 milliards de dollars de dépréciations et charges dans ses résultats du premier trimestre.

Un mois plus tôt, le groupe avait expliqué qu'il allait graduellement arrêter tous les achats au comptant sur le marché de pétrole brut russe et fermer ses stations services, ainsi que ses activités de carburants pour l'aviation et lubrifiants en Russie.

Le groupe avait déjà annoncé fin février qu'il allait se séparer de ses parts dans plusieurs projets avec le géant gazier russe Gazprom, des actifs évalués à 3 milliards de dollars fin 2021.

Le gouvernement du Royaume-Uni, moins dépendant des hydrocarbures russes que d'autres pays européens, avait de son côté annoncé vouloir cesser ses importations de pétrole russe d'ici à la fin de l'année. Il veut aussi mettre un terme à celles de gaz.

Les bénéfices trimestriels de Shell et BP, qui avaient encaissé de fastes bénéfices en 2021, grâce à la reprise économique et à l'envolée des prix des hydrocarbures, relancent les appels à une taxe exceptionnelle sur les géants pétroliers pour aider les ménages modestes à payer leurs factures d'énergie.

(c) AFP

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